L’Australie, surprenante par nature

Nous nous apercevons soudainement en lisant les articles du collège Travail sur l’Australie, que nous n’avions par fait notre bilan sur notre séjour là bas …

Avec l’appréhension que nous avions avant d’aller sur cette île lointaine, il n’est pas très étonnant que nous ayons été agréablement surpris ! Nous ne parlerons pas d’argent en permanence, mais nous pouvons quand même annoncer que, si la vie australienne est incomparablement plus chère que la vie indienne, on peut néanmoins passer un séjour sympa sans revenir plumé. Bon, si Aladin avait tenu sa résolution d’arrêter de fumer, on s’en serait encore mieux tiré c’est sûr …

En dehors de ça, on a aimé être surpris par l’Australie. Certes on savait que la nature était présente, mais on ne s’attendait pas à croiser tant d’animaux, tous les jours ou presque nous avons vu un animal différent, plus que partout ailleurs depuis le début su voyage. Pour un pays des plus « développés », c’était une bonne surprise. J’ai également été étonnée par moi-même : moi qui n’aime pas photographier les paysages, j’ai eu plaisir à le faire tout au long du séjour, sans me forcer; sans pour autant me trouver une nouvelle vocation… Ce rapport à la nature nous a pris par surprise : nous ne nous attendions pas au départ de notre voyage à manquer de wifi en Australie, ni même à nous retrouver sans eau ni électricité dans ce pays. Si l’on peut facilement camper partout, c’est sans eau courante ni électricité dans les parcs nationaux les plus reculés … Ici, on ne rigole pas avec la nature. Tant sur les plages de Sydney où un micro nous rappelle à l’ordre dès qu’on trempe un doigt de pied sous le panneau baignades interdites, qu’en haut des Barrington top où la température baissa de probablement une bonne dizaine de degrés, et où nous étions donc finalement contents de ne pas trouver le camping annoncé !

Nous garderons donc un souvenir de pleine nature de notre séjour, ponctué néanmoins de rencontres humaines également mémorables, comme le partage de la fête nationale célébrée en bord de plage dans un camping bondé nous offrant un panaché parait il représentatif de l’éventail autochtone.

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Fiesta, soleil et foot, égale Brésil

Il suffit de prononcer le mot Brésil pour ouvrir une boîte magique d’où jaillissent un feu d’artifice de confettis, et un concert de samba. Oui, au brésil c’est la fête en permanence ! La musique ne cesse jamais, de la Batucada à la rumba en passant par la capoeira. Et les brésiliens, métissés et de tous types dansent en tenue sexie, mini shorts et torse nu, tous en tongs !
Et lorsqu’on ne danse pas, on joue au foot, ce qui n’empêche pas de faire la fête ! La coupe du monde bien sûr en sera certainement la preuve quelques mois après notre passage, nous en verrons probablement les prémices !
L’Amazonie elle, fait moins la fête … Véritable poumon vert de la planète, les intérêts humains mercantiles et à court terme, la détruisent au rythme de plusieurs terrains de foot par jour, menaçant bien sûr l’écosystème planétaire, et la survie de peuples primitifs tentant tant bien que mal de défendre leurs biens.

Mis à part l’Amazonie, que nous ne verrons pas car trop au nord, nous imaginons assez peu les paysages. Aladin a en tête des montagnes en pain de sucre, et Indira se demande si les favélas ressemblent vraiment à des montagnes de petits cubes colorés comme dans le dessin animé Rio. Athena, elle, imagine de beaux oiseaux exotiques et des endroits déserts à cactus comme dans les western.

Vous l’aurez compris, nous sommes contents d’aller découvrir ce pays en fête où il fait toujours beau. Seul petit bémol pour ce séjour : le brésil est le seul pays d’Amérique du sud où on ne parle pas espagnol. On espère donc que notre spectaculaire apprentissage de la langue acquis ces trois dernières semaines ne s’écroulera pas …

La vraie histoire de l’Australie

Cet article est écrit par Luc, special guest Australien de la rédaction

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Vous avez oublié les requins blancs ! Il y a aussi les grosses falaises desquelles tu peux tomber. Il fait super chaud, et tu peux mourir de soif ! Tu peux te noyer dans des grandes vagues aussi grandes que des tsunamis ! La queue des kangourous est même mortelle s’ils te frappent… Il y a des lézards géants appelés iguanes qui ont un venin mortel et peuvent te manger cru ! Les aigles aussi peuvent t’attraper. Et les chauves-souries aussi peuvent te manger.

Je m’appelle Luc, j’ai dix ans et demi. Je suis venu en Australie parce que mon père voulait rentrer dans son pays, et habiter ailleurs qu’en France. Ma mère est française, j’ai donc habité en France jusqu’à mes six ans, et suis à Sydney depuis cinq ans.

Je peux donc aussi vous parler de l’Australie avec un peu plus de finesse.

Les aborigènes n’ont pas été exterminés. J’ai même un copain aborigène qui s’appelle Hasain. A redfern, le quartier où j’habite, il y a une communauté aborigène.

Le tabac n’est pas si cher : c’est quinze dollars australiens le paquet. De toutes façons, personne ne devrait fumer !

Il y a beaucoup de choses à faire en Australie :

Aller voir un match de foot par exemple. Notre équipe s’appelle les Soccer Roos (les kangourous), et on part au mundial. On aura l’Espagne, le Chili et la Hollande contre nous.

Les crocodiles ne mangent pas tout le monde ! Et moi j’en ai déjà mangé d’ailleurs, c’était dégoutant… Ils peuvent mesurer jusqu’à trois mètres de long.

Les Australiens sont champions de surf. J’en fais moi même depuis deux ans tous les week-end.

Mais il n’y a pas que la plage en Australie : il y a aussi les déserts et les forêts avec des animaux bizarres, comme les dingos qui ressemblent beaucoup à des loups. L’Australie est grande comme quatorze fois la France, (c’est la plus grande île du monde) mais avec beaucoup moins d’habitants : nous sommes vingt-deux millions (dont six cent soixante dix milles aborigènes).

Du coup, on part camper avec Athéna et Indira, ça devrait être génial ! On vous racontera nos aventures à notre retour !

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Mais qu’est-ce qu’on va faire en Australie !?

Rien. On ne pourra rien faire car tout est très cher, tout le monde nous le dit ! À 45 euros le paquet de tabac, Aladin s’est même mis en tête d’arrêter de fumer. Plus de bières non plus.
On ne pourra même pas travailler, le visa holiday work étant réservé aux moins de 30 ans. En même temps, tant mieux c’était pas le projet.
On ne pourra même pas voir d’aborigènes, ils ont tous été décimés. Quant aux kangourous, il faut faire très attention à ce qu’ils ne nous rentrent pas dans le van de location, il parait que c’est très dangereux. On ne peut pas se baigner dans la mer pour cause de méduses mortelles. Et attention aux crocodiles, ne pas planter la tente n’importe où.

On ne pourra même pas blogger puisqu’il partait qu’il n’y a pas de wifi disponible…

Mais alors pourquoi ? Êtes vous sûrement en train de vous demander… Même Isa, ma copine me disait lorsque je préparais mon voyage « allez plutôt en Nouvelle Zélande ça vous plaira plus ». Oui mais pour moi, hors de question de passer au dessus de leur tête sans aller leur dire bonjour. Et je suis sûre qu’Isa et Jon sauront nous faire aimer leur pays. D’ailleurs c’est aussi le pays de Max Pam, photographe dont j’apprécie le travail. Et puis « les paysages sont très beaux », ça occupera Aladin…

Avec toutes les idées reçues qu’on a, on n’a plus qu’à espérer d’être agréablement surpris !

l’Inde ou la sage folie

Article écrit par Athéna

Si nous devions définir l’Inde par deux mots-clés on aurait choisi Sagesse et Folie. Ou plutôt dans l’ordre chronologique de notre voyage, folie et sagesse. Les gens sont très sages, fidèles à leur religion, respectueux pour certains mais bien en même temps un peu foufous, du moins pour certains. Notre opinion de l’Inde aura bien vite changé après avoir passé Bombay… Une ville qui n’est vraiment pas la mieux pour commencer puisqu’elle est très dure à vivre, c’est sans doute l’endroit où nous aurions trouvé le plus de difficultés. Entre l’eau non-potable et les aliments à ne pas toucher nous avions vite regretté les plats français et les salades.
Nous avons aussi remarqué des différences cruciales entre les pensées de gens en France et en Inde… Par exemple les indiens ne seraient vraiment pas étonnés que Papa soit ingénieur, or en France les gens ne l’auraient jamais pensé. Papa n’a ni le look d’un ingénieur ni le caractère, ni rien. Pourtant en Inde, en voyant Papa bricoler son drone et le voir si concentré dans toutes ses manœuvres, les indiens n’hésiteraient pas sur cette hypothèse. Il y avait aussi les sadous, ces hommes torse nu, maquillés voire peints, se promenant munis d’un Trident… Ces hommes qui représentent d’ailleurs notre premier mot-clé, la folie. Mais ils sont pourtant des plus vénérés, des plus respectés. Ils sont connus pour aider, soigner, fournir, conseiller, vivre avec rien… Ils avaient soigné Papa de son mal de ventre à Orchha… Les Eunuques étaient aussi extraordinaires. Ces hommes déguisés ou même transformés en femme ! Ils ont choisi d’être femme pour toujours, on les reconnaît à leur approche, leur dynamisme mais en ce qui me concerne je les reconnaîs à leurs yeux : ils n’ont pas changé leurs yeux et bien qu’ils soient maquillés ce sont des yeux d’homme. Ils ont les cheveux longs, des robes, des sarees, du maquillage, du rouge à lèvre, des chaussures à talons ou tout simplement féminines… Ces hommes sont incroyables et apeurants, à première approche nous voyons des femmes, puis maman nous dit que c’était un homme et nous avons un petit soupçon de peur. C’est très spécial de les voir devant soi et nous aimons cela, juste les voir…
Mais en bref, l’Inde aura été le premier pays et le seul très fou. Nous n’en trouverons pas d’autres avec la même ambiance nous semble-t-il. Ce pays a été incroyable, magnifique, magique, extraordinaire comme il a été déprimant, épuisant, apeurant et pourtant nous en garderons un bon souvenir.

Et pour répondre à la séance que nous avions faite en classe sur les idées reçues de l’Inde nous avons écrit les articles suivants (cliquez sur les liens pour découvrir tout ce qu’on a appris) :

TRADITION / RELIGION
– Nous avons assisté à beaucoup de fêtes comme Ganesh Festival, Racksha Bandhan. Et aussi à Durga Pujha mais nous n’avons rien appris sur cette fête et n’avons pas le nécéssaire pour en faire un article.
La ville de Varanasi est une des plus ancienne de l’Inde et c’est une ville aussi très traditionnelle.

CINÉMA
– Nous avons essayé d’aller voir un film typiquement indien et nous avons eu la chance d’en voir un à Calcutta.
– On a aussi assisté au tournage d’une série très connue en Inde (voir les images dans le même article que ci-dessus).

SURPOPULATION / PAUVRETÉ
– A Bombay, on a réussi à visiter le plus gros bidonville indien, Dharavi.
– Et nous avons constaté les trains bondés, nous avons d’ailleurs passé 72 heures en tout dans les trains bondés.
– Et notre première impression de l’Inde qui rentrerait bien dans cette catégorie.
– Mais nous avons aussi vécu dans des villages très normalement peuplés, calme et tranquille. Comme Orchha ou Makaibari (Darjeeling)

L’AMBIANCE
– Sur l’ambiance, vous pouvez aussi revoir les articles des fêtes qui représentent assez bien l’ambiance indienne.

HISTOIRE / CIVILISATION
– L’Inde est aussi un pays qui a une très grande histoire, nous avons découvert ici des lieux relativement historiques et la puissance passée de l’Inde. A travers les palais de Gwalior, du Taj Mahal, et ceux de Khajuraho.

NOURRITURE
– Les Indiens aiment ce qui est très épicés, mais ne font pas forcément relever toutes les saveurs d’un plat en cuisinant. A venir ici les différents plats indiens que nous avons découverts

COLONISATION
Nous avons développé nos connaissances sur le système passé de la colonisation. Et nous avons pu voir les traces laissées par les anglais à travers les trains (notamment vers les panneaux qui sont les mêmes qu’en Angleterre), la culture du thé, et nos connaissances sur Gandhi grâce aux billets indiens (article à venir).

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Cet article est écrit à quatre mains, par Athéna et Indira.

(Et si vous aimez ce blog n’oubliez pas de voter pour nous aux golden blog awards)

Dans trois jours nous quittons l’Inde pour la Thaïlande. Dans le cadre de notre correspondance avec notre classe, nous avions décidé de poster avant d’arriver dans certains pays, l’idée que nous en avions.

On ne sait rien de la Thaïlande, mais on pense quand même que :

Notre copine Thyphaine adore ce pays parce que sa tante est thaï, et lui en parle beaucoup. C’est par elle que nous en avons une petite idée.

Bangkok c’est très commercial, il y a plein de choses à acheter, inutiles tout autant que professionnelles. Il y a plein de contrefaçons. On se demande s’il y a un métro. Athena pense que oui, et l’imagine sale. Mais au niveau de l’aspect de Bangkok, elle imagine de l’herbe bien tondue, une ville très clean, un temple pour décorer, très carré, nickel, et ça lui donne bien envie !
On ne connait pas d’autres villes que Bangkok.

Concernant les gens et leur culture, Athena les imagine avec une cravate, n’approchant personne, peu sociables, mais souriants. Indira les assimile à ceux qu’on a découverts dans la région de darjeeling, ressemblant aux tibétains. Ils sont peut être plus sérieux.

Il n’y aura que de la nourriture thaï qui ne nous tente pas. Des Nems par exemple.
Il n’y a pas de relief dans les paysages, et moins de couleurs qu’en Inde, mais aussi moins de pauvreté. On imagine des temples aux toits cornus et relevés. Les gens sont bouddhistes.

Bien sûr, on sait quand même que c’est en Asie, et que les gens ont les yeux plissés. Athéna a cru un instant que la Thaïlande était une île, mais Indira lui a rappelé que non. C’est un pays moins grand que l’Inde, et moins bondé. Il paraît que c’est aussi peuplé que la France, mais comme on pense que c’est plus grand, ça ne doit pas paraître peuplé.

Indira pense néanmoins que la Thaïlande sera attachante et vivante.
Athena assimile la Thaïlande à une couleur mauve-gris, et Indira à une couleur plutôt rosée.

Nous demandons à monsieur Tomé de bien vouloir nous excuser si nous avons écrit des bêtises …

Et vous la 5èB, que savez vous de la Thaïlande ? Écrivez nous vite, car nous y serons dès le 17 octobre !

Bonne rentrée !

Salut ! On pensait à la rentrée, alors on a voulu vous écrire un petit article, à vous notre classe de 5èB ! Il parait qu’il y a des nouveaux dans la classe, bonjour aussi !
Athena : Étant donné que la rentrée, c’est demain, on ne pense plus qu’à ça…
Indira : Ça commence à 13h30 chez vous ?? Et chez nous en Inde, il sera donc 18h00 ! Il fera bientôt nuit car ici elle tombe vite (tant mieux d’ailleurs, ça donne un peu de fraîcheur !)
Athena : En ce qui nous concerne, on a déjà bien avancé niveau Cned, puisque nous ne travaillons pas autant que vous chaque jour. Chaque mois, nous devons envoyer une évaluation finale par matière, sur la dizaine de matière qu’il y a, nous en avons déjà fini trois pour le mois.
Indira : Par rapport à la séance que nous avions faite ensemble sur l’Inde avant les vacances nous avons quelques pistes. Pour vous donner des idées sur les traditions par exemple, nous avons fêté il y a deux semaines, la fête du Raksha Bandhan, la fête de la fraternité.
Athena : Nous avons visité aussi le célèbre bidon ville Dharavi, dont nous avait parlé M.TOMÉ !
Indira : Oui et puis, je crois que dans toutes nos idées rassemblées l’année dernière, l’Inde était pour nous plutôt colorée, toujours ambiancée avec de tout dans les rues… Mais imaginez une seconde, une ville surpeuplée, pensez vous que c’est possible ?
Athena : Non, c’est pas trop possible, déjà la pollution la bas doit être bien 4 fois plus importante qu’en France, tous les animaux sont malades ou presque. Imaginez également la circulation !
Indira : C’est n’importe quoi ! Les gens roulent de tous les côtés, font des demi-tours en plein milieu d’une nationale et ne respectent pas ou presque le code de la route. Pour vous rendre compte un peu de tout ça venez voir cet article, les premières impressions d’Athéna sur l’Inde.
Athena : On a vu aussi un tournage d’une série télé très connue la bas pour répondre aux idées de la classe. Un nouvel article sera bientôt disponible à ce sujet.
Indira : La foule, oui la foule je ne sais pas si vous vous souvenez d’une photo sur le manuel d’Histoire-géo, il y avait une photo d’un train indien, ils expliquaient je crois que les indiens occupaient à 500 un wagon prévu pour 200. Et effectivement beaucoup d’entre eux sont quasiment à l’extérieur du train. Mais nous nous sommes allés dans les wagons pour femme donc c’est moins rempli.

Indira : On avait aussi parlé du Taj Mahal pendant la séance. On a passé dix jours à Agra, la ville de ce monument et on a découvert une très belle vue depuis l’autre côté de la rivière Yamuna. On l’a vu aussi depuis le fort rouge de la ville, où le roi qui avait fait construire le Taj Mahal a été emprisonné huit ans par son fils. Depuis sa fenêtre, il avait au moins une belle vue sur le tombeau de sa femme qu’il avait fait construire …
Athena : Sur ce, n’oubliez pas qu’on écrit des articles régulièrement et que on vous souhaite encore une fois bonne rentrée, même si il y en a qui sont plutôt déprimés en pensant à ce jour =)

Un ticket pour Dharavi

Cet article a été écrit à six mains. Les passages en italique sont d’Athéna et Indira.

« -3 tickets to Mahim please
-you want to go to the church?
-no, to Dharavi
-… »

Très intriguées par ce plus grand bidonville d’Inde, Athéna et Indira ne voulaient même pas mettre les pieds à Mumbai lorsque nous préparions le voyage. J’avais alors décidé au contraire que le voyage commencerait par là, et que nous irions visiter Dharavi.

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Je trouve sur internet l’agence « reality tours and travel », qui organise des visites de Dharavi en petits groupes, afin de changer l’image que l’on peut avoir d’un bidonville. Les habitants ne restent pas assis à rien faire toute la journée. Dharavi est riche d’activités commerciales et produit plus de 660 millions de dollars par an. C’est justement cette activité qui rend Dharavi si différent des autres bidonvilles. L’agence veut donc en montrer le côté positif et dynamique ; nous prenons nos tickets pour vendredi matin. Si les photos sont strictement interdites lors de ce tour, nous obtenons quand même une autorisation pour qu’Athéna et Indira puissent partager leur expérience avec leurs camarades de classe. Je dois demander l’accord de notre guide « Champ´ » (« like Champion ») avant chaque prise. Très frustrée par le nombre d’images qui m’échappent, je comprends néanmoins que j’ai obtenu une faveur exceptionnelle.

Accompagnées de trois américains, la visite commence pour deux heures. Aladin et Vénus sont restés à la maison.

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Les visites de l’agence sont pour soi-disant nous faire changer d’opinion sur les bidonvilles et en particulier Dharavi. Oui parce que nous on croyait que Dharavi était un bidonville comme les autres, avec des maisons en bidons, plastiques et ferrailles. Et bah pas du tout. Dharavi c’est plus que ça ! Ca fait depuis le 18e siècle qu’il existe. Toutes les maisons sont en béton, il y a des supermarchés, des transferts d’échantillons de plastiques partout dans le monde, des salles informatiques, du recyclage d’aluminium… Enfin bref ils ont tout quoi !

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Les bidons de peintures ou autres produits seront recyclés. Les plastiques durs arrivant ici sont transformés en granules, et revendus.

Indira poursuit l’explication :
On a commencé par visiter la partie commerciale, on a appris que des pays des quatre coins du monde envoyaient à Dharavi de vieilles pièces en plastique (ordinateurs, téléphones, télévisions, verres en plastiques usés, cadres d’écrans, etc.) que les habitants recyclent à l’aide de leurs grosses machines, pour en faire de petits bouts de plastique. Par ailleurs, les femmes sont moins bien payées que les hommes.

Les ouvriers la-bas travaillent sans aucune sécurité, ni pour les yeux, ni pour les mains… Ce qui est très dangereux. complète Athéna.dej13-tdm04-num-113

On a vu aussi des couturiers qui créaient des vêtements pour le nord de l’Inde, des personnes qui fabriquent du cuir, des potiers, des « boulangers » (ils ne font que les gâteaux secs, Khari, biscuits indiens utilisés pour le thé ou le café), des dames qui cuisinent des feuilles de Papad, c’était sympa !

Mais est venue la partie plus difficile de Dharavi : nous sommes passés dans une  »ruelle » (pour ne pas dire passage) si petite et si étroite que l’on a dû se resserrer et se baisser pour pouvoir avancer. Le monde avait l’air tout petit. Il y a avait à peine 1 m 50 de largeur de rue. Il faisait très noir et seule la lumière des maisons qui sortait par l’ouverture de la porte laissait une possibilité de voir devant soi. Les habitations faisaient à peu près dix mètres carré par étage et c’était sombre, très sombres, malgré leur électricité.
Ils ont trois heures d’eau par jour, ils doivent donc remplir des tonneaux pour tenir une journée.

Au final, les avis dans la famille sont partagés :

Papa n’avait pas voulu venir parce qu’il trouve que les gens ici sont trop exploités, et que le monde est trop inégal. Il a du mal à supporter ces injustices. C’est vrai que leur vie est vraiment difficile, ils sont très pauvres, et travaillent dans des conditions très dures.

Maman, elle, trouve ça formidable de trouver la force d’être dynamique et productif dans de telles conditions de vie. C’est pour ça qu’elle a voulu nous montrer dharavi.

Moi, Athéna, je trouve que la vie n’a pas l’air si compliquée que ça, ils ont de quoi se nourrir, de quoi boire, des véhicules, pour certains de quoi gagner de l’argent. Je ne dis pas qu’ils ont la vie en rose, simplement qu’ils ont le minimum pour vivre. Voila ce que je retiens de la visite et ce que je pense qu’est Dharavi au fond…

Moi Indira, j’ai trouvé que cette visite était géniale. D’après le guide, si on avait tout visité, ça aurait pu faire deux jours de visite, mais, ces deux heures m’ont suffit pour comprendre que ce n’était pas du tout comme je l’imaginais : je m’attendais plutôt à un gros bidon-ville avec de petits chemins, des maison en bâche, toile, et peut-être un peu en bois, toutes entassées les unes sur les autres…

Nous avons aussi appris qu’ici, les hommes gagnent au mieux 150 roupies par jour (moins de deux euros) pour douze heures de travail, et les femmes encore moins. À Dharavi, comme dans les 2000 autres bidonvilles de Mumbai, il y a un toilette public pour 1 500 habitants. 1% seulement de la population ont leurs propres toilettes, et 70% utilisent la rue, les terrains publics, les canalisations ou les tas d’ordure pour déféquer. En découlent évidemment des maladies importantes telles que la malaria, la dysenterie, le choléra ou la typhoïde. L’accès aux soins n’étant pas gratuit, il reste compliqué pour les habitants de Dharavi.

Dans cette ville de la taille de cinq cent terrains de foot, vingt fois plus dense que le reste de Mumbai, une des densités les plus élevées du monde (570 000 habitants par km2), cohabitent plus d’un million d’indiens, avec leurs différences, leurs richesses, leurs faiblesses et leurs travers, partageant une vie que l’on ne peut pas imaginer en deux heures de temps.
On ne peut pas non plus imaginer l’avenir de Dharavi. En 2004, le gouvernement a lancé un plan de réhabilitation. Il prévoyait de reconstruire des logements neufs, gratuits pour les habitants installés avant 1995, à vendre pour les nouveaux venants. Pour des raisons de corruption, et de travers humains, ce plan n’a jamais abouti. Par ailleurs, rien n’avait été envisagé pour les entreprises qui auraient dû quitter les lieux.
Une autre solution consisterait à réhabiliter Dharavi avec la participation de ses habitants, quartier par quartier. À eux alors de prendre en charge les services de collectes d’ordures, les sanitaires, etc. Rien n’est prévu à ce jour …

Notons ici que 80% des recettes des visites de « reality tour and travel » retournent à Dharavi via une ONG proposant notamment des formations à de jeunes adultes (anglais, informatique, et développement personnel).

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Dans les locaux de « Reality tour and travel », Indira et Athéna remplissent un questionnaire de satisfaction.

Argos entre en scène

Quitter le collège sans le quitter, le tour du monde des idées reçues, vous vous souvenez bien sûr !?

Nous avons eu ces jours-ci le plaisir d’apprendre que le projet déposé au conseil général de Seine-Saint-Denis dans le cadre de l’appel à projets « l’art et la culture au collège » a été validé !

La correspondance avec la classe de 5èB du collège travail de Bagnolet va donc s’enrichir de l’intervention de plusieurs auteurs du collectif Argos. Ecrivains, photographe et dessinateur interviendront tout au long de l’année auprès des élèves pour les accompagner dans leurs recherches, leurs articles et leurs carnets de voyage qu’ils tiendront sur ce tour du monde des idées reçues.

Vous retrouverez la correspondance dans la rubrique « le tour du monde des idées reçues ».

Vous pouvez lire les détails du projet micaco ici

Le tour du monde des idées reçues, c’est parti !

Quitter le collège sans le quitter… Une belle idée que nous avons eue pour partager avec la classe d’Athéna et Indira notre voyage. Comme notre départ se fait pendant les vacances, nous avons fait la première séance de manière un peu anticipée, lundi 24 juin dernier. Je suis donc venue, avec la complicité de Madame Juste, professeur de Français, présenter notre voyage et notre blog à la classe de 6è B du collège Travail-Langevin de Bagnolet, pendant trois heures. Nous avons bien sûr présenté l’itinéraire, et parlé de nos préparatifs. Les élèves étaient très attentifs et ont particulièrement apprécié les vidéos du tapis volant d’Aladin.

Puis nous nous sommes mis à parler de l’Inde, première destination de notre voyage. Chaque élève a livré par écrit les idées qu’il se fait de l’Inde. Il en est ressorti des facettes multiples, nous verrons par la suite si elles reflètent bien la réalité. Voici en tout cas le tableau récapitulatif de la séance. A suivre à la rentrée, avec toute la classe de 5è B.

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