Finie la Bonne Paye

Pour se préparer au tour du monde Athéna et Indira n’ont pas la même méthode que Vénus : elles renouvellent leurs jeux de société.

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10 ans sur un Plateau

Elle a raison Athéna dans son article… Dix ans sur notre Plateau bagnoletais ça compte (d’autant plus quand on a 11 ans !). On ne risque pas d’y tourner en rond avec tout ce qu’il s’y passe. Et bien sûr que nos copains vont nous manquer, y a qu’à voir comme ils assurent :

Le tour du monde à la poubelle =[]

L’idée de faire le tour du monde m’est trèeès négative *_* . Je n’ai pas envie de quitter Bagnolet, je n’ai pas envie de partir 1 an, que tout le monde nous oublie, je ne veux pas quitter les scouts, le collège, les amies, la belle vie de Bagnolet, la rue du bac, les amis d’enfance, le chat, ma chambre, louer mes affaires à des inconnus, quitter le jardin partagé, la danse, la flûte traversière. Je ne veux pas non plus mourir coulée par un naufrage ou m’écraser dans un avion ou encore visiter des pays qui ne m’intéressent pas. A part visiter Londres, le tour du monde, à LA POUBELLE !!!!

Mais pourquoi on part ?

Pourquoi partir au tour du monde ? « Parce que c’est le rêve de maman » répond spontanément Indira. Faire le tour du monde en famille, en passant obligatoirement par le Pérou, a en effet toujours été le rêve de Jérômine. Rêve qu’il est temps de réaliser, la famille étant maintenant au complet depuis l’arrivée de Vénus, et « la crise de milieu de vie » nous attendant au tournant, toute positive et propulsante qu’elle puisse être.

Aladin, lui, est un électron libre. Accroché à sa guitare et à Protools, il commence néanmoins à tourner en rond dans son studio bagnoletais. Le voy- age autour du monde, et la trace que nous laisserons, est pour lui l’occasion de mettre à profit et de valoriser toutes les cordes qu’il a à son arc, largement sous-exploitées jusque là : filmer, enregistrer, composer, improviser, autant de talents que nous retrouverons dans le récit de notre aventure. L’occasion également de réaliser son rêve d’enfant : aller voir les volcans d’Indonésie et la cordillère des Andes. Se remplir les yeux de paysages extraordinaires, et faire le tour du monde des arbres remarquables à nos yeux, mais pourtant ordinaires dans leur milieu.

Pour Jérômine, outre son rêve d’enfant dont nous avons parlé plus haut, c’est l’occasion de partager avec sa famille des voyages qu’elle a souvent réalisés seule, au gré des reportages photos accomplis. La notion d’itinérance, sac au dos avec un attachement matériel relativement simple est aussi une motivation pour elle. Suivre ses envies et les chemins qui se présenteront à eux, profiter des rencontres pour avancer sur la route, sont autant de réjouissances qu’elle souhaite faire connaître à ses enfants. Si la découverte des arbres est une des motivations d’Aladin, Jérômine préfère se concentrer sur les histoires des hommes qui gravitent autour de ces arbres.

Pour Athéna et Indira, on peut aussi parler de rêve d’enfant, dans le choix naïf et spontané des destinations qu’elles ont fait : « aller voir les merveilles de la Thaïlande, et les kangourous d’Australie » pour Indira, connaître le Canada et le Brésil pour Athéna. « Et si on arrive à aller à Tahiti, ça serait bien aussi »…
Alors, lorsque Vénus aura 3 ans, qu’Athéna et Indira seront en 5è, le moment nous semble être le bon pour chercher l’aventure, et provoquer la rencontre. Vérifier que le monde n’est pas si dangereux que ce qu’on nous laisse parfois entrevoir. Mettre de côté notre vie bagnoletaise pourtant riche socialement et humainement, pour accentuer la curiosité de nos filles, et les confronter à la complexité du réel. Leur montrer que les beaux projets auxquels on croit sont réalisables. Se remplir la tête de rebondissements et de souvenirs -bons et moins bons- et avoir le plaisir de les partager avec le plus grand nombre à notre retour. Continuer de souder la famille grâce à un voyage mémorable.