La simplicité tranquille…

Deux semaines au Laos ne nous auront bien sûr pas suffi pour le découvrir correctement. Mais pour l’apprécier, oui !
Il aurait fallu pouvoir ralentir le temps pour y vivre au rythme du pays, en ajoutant quelques semaines à notre planning.
Mais nous avons cependant eu le temps d’apprécier la lenteur de la vie, la tranquillité des journées. Savoir passer des heures dans le bus, comme nous l’avons déjà mentionné, mais aussi siroter des vrais smoothies et du cafe lao sur les terrasses de Vientiane, se languir dans un sauna aux herbes et y savourer les massages traditionnels. Nous avons choisi de ne voir que peu d’endroits pour en profiter au mieux, et regrettons ainsi Luang Prabang ou les 4000 îles, pour ne citer que le plus évident. Mais nous avons pu ainsi passer quelques petits moments privilégiés, à échanger en français avec quelques Lao ayant vécu chez nous, ou à écouter les talents cachés de nos hôtes dans un karaoke des plus typiques.
Vous l’aurez compris donc, ici, pas de sensationnel, mais de la simplicité, pour notre grand plaisir.

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Le plateau des Boloven

Nous avons fini notre séjour au Laos par le plateau des Boloven. Nous nous sommes retrouvés à 1500 m d’altitude sans crier gare, et avons eu froid. Mais nous avons découvert une région surprenante, cultivant le café, et ne connaissant pas encore grand’chose à l’accueil touristique ! Quel bonheur !

L’Elephant Conservation Center

Cette vidéo est dédicacée à Marie et Guillaume, passés par ici avant nous, ainsi qu’à Nadia qui aimerait sûrement passer par ici voir les éléphants !

(La visite de l’Elephant Conservation Center est l’occasion de la troisième vidéo diffusée sur la chaîne du cœur.)

Douze heures de bus à l’aller, huit au retour, vous aviez suivi notre dernier post. Mais tout ça pour aller où ? Dans la province reculée de Saylabury où vivent encore la majorité des éléphants du Laos

Le voyage reprend

Nous retrouvons au Laos le sentiment du voyage. Douze heures de bus pour parcourir les quelques cinq cent kilomètres qui rejoignent Vientiane à Sayaburi. C’est bien sûr l’occasion de découvrir la musique pop laotienne à fond dans les haut parleurs. Nous avons le sentiment que le bus laisse défiler les paysages, n’arrêtant pas de s’arrêter. Le volant est à gauche remarquons nous en montant, et cette anarchie nous plaît vraiment. Ce n’est en fait qu’au bout de cinq heures que nous réalisons qu’au Laos on roule à droite ! Un vieux reste des français certainement … Pendant douze heures de route, nous ne parvenons pas vraiment à comprendre si le bus a un problème ou si sa vitesse est normale. Plusieurs scénarios nous viennent à l’esprit : panne de clim, refroidissement du moteur, ou seconde vitesse inexistante … ? Nous arrivons finalement à destination vers 21h, et avons du mal à trouver un bouiboui ouvert, mais ce sentiment d’aventure nous plait.
Au retour, nous optons néanmoins pour un minibus express. Le bus de la mort comme l’a surnommé Aladin. Nous comprenons alors pourquoi l’aller était si long : le chauffeur avait tout simplement une conduite délicate pour ménager ses passagers sur les routes en grande partie non bitumées. Le minibus lui s’en fiche. Seule compte la réduction du temps de trajet. En effet, nous gagnons quatre heures, mais ne savons toujours pas quelle solution nous avons préférée !

Trois heures après notre arrivée à Vientiane, on s’aperçoit avec effroi qu’on a oublié une petite sacoche dans le minibus. Gros sanglots en pensant à l’iPod et autres babioles qui s’y trouvaient. Nous filons néanmoins à la gare routière à 3 km de là. Les trois km les plus longs du voyage. Nous y sommes accueillis par trois jeunes employés, ravis de nous tendre la sacoche d’une main, et l’iPod de l’autre. Les laotiens sont formidables, nous le pensions déjà, et en avons ici la confirmation !

Qu’attendons nous du Laos ?

Troisième pays visité, le premier que Jéromine ne connait pas. Si nous ne nous sommes pas posé trop de questions sur ce pays jusqu’à présent, Jéromine sait ce qu’elle en attend en quittant la Thaïlande : de l´authenticité ! Des clichés sur l’Asie du sud est certainement, mais qu’elle espère enfin trouver : des rizières en escalier, des chapeaux pointus dans les champs, des paysans pieds nus aux côtés d’un buffle. Nous imaginons d’ailleurs un pays rural, sans mégapole remarquable. Nous n’y trouverons, nous semble t il, pas de produits importes, que des produits locaux artisanaux. Du bon thé certainement ! Du coup, sans produits dérivés, ce pays ne sera pas pollué.
Aladin, lui, se demande quelle trace de la colonisation francaise il y trouvera aujourd’hui.
Mais aussi, nous espérons avoir le temps d’aller à luang prabang, que nous savons classé au patrimoine mondial de l’humanité.
Nous savons aussi grâce à nos amis Marie et Guillaume que nous y trouverons une clinique pour éléphants, rare lieu de sérénité pour pachydermes désormais désœuvrés.
Et puis le Mékong bien sûr, sur lequel nous voguerons peut être !?
Indira associe ce pays à du jaune beige.