Avons nous aimé la Thaïlande ?

 

 

OUI !

Je vois d’ici votre étonnement, cette réponse ne reflétant peut être pas correctement l’ensemble des articles postés ici
Nous avons vu « la plus belle plage du monde », plongeant ses pitons calcaires dans son eau transparente. Nous avons découvert la forêt tropicale humide entremêlant ses végétations exubérantes et exotiques et développant notre ouïe à chaque instant du jour et de la nuit. Nous avons flotté sur des bungalows de bambou au cœur d’un lac inhabité. Nous avons appris à apprécier Bangkok, oscillant entre ciel et fleuve.

Mais nous n’avons pas aimé voyager en Thaïlande. Et ça, pour des voyageurs, c’est quand même assez embêtant … Bien qu’Athena ait apprécié la présence de nombreux français. Mais nous n’allons pas ici en remettre une couche, et nous vous invitons à relire certains articles de la catégorie si toutefois vous aviez raté nos coups de gueule ! Nous nous souviendrons, esperons-le, plus longtemps de la beauté paradisiaque de la plage que de l’ambiance catastrophique qui l’entourait et qui se répercutait forcément sur l’ambiance familiale …
D’ailleurs, si vous vous souvenez bien, si vous étiez déjà avec nous il y a maintenant presque neuf mois, c’est en revenant d’un séjour professionnel en Thaïlande que Jéromine eut un déclic : le plan B ne se déroulerait pas un an en Asie... Déjà en quelques jours, un drôle de ressenti lui faisait comprendre peut être que l’ambiance ne serait pas au rendez vous …

Si l’on reprend notre article « on ne sait rien de la Thaïlande », on peut revenir sur les points suivants :
Les gens, certes habillés à l’occidental sont finalement tout aussi sociables que les indiens, touchant les cheveux de Vénus qui visiblement les fascinaient autant ! La comparaison entre les deux peuples s’arrête ici, les tempéraments étant tout de même bien différents. Mais nous n’allons pas sans cesse comparer les uns et les autres !
Le métro est en fait bien propre, mais nous étions étonnés de voir qu’il comportait si peu de lignes.
Le relief le plus mémorable que nous ayons vu dans le pays étaient les grattes ciel de Bangkok.
Si la Thaïlande n’est en effet pas une île, le sud où nous sommes allés est une péninsule entourée d’eau, et contient, elle, beaucoup d’îles.
Enfin, malgré nos déceptions contées sur la nourriture, Indira a été contente d’apprécier finalement les nems, (appelés ici rouleaux de printemps) et le riz gluant, de découvrir les noix de cajou et d’améliorer son maniement de la baguette !

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Un vert espoir…

Quelque peu décontenancée par l’avenir que nous propose Bangkok, j’ai tapé « agriculture urbaine », à tout hasard … Et contre toute attente, j’ai appris que depuis peu, on y cultivait de la spiruline sur les toits, cette algue source alternative de protéine. J’ai aussi trouvé qu’une entreprise avait monté sur son toit un jardin potager, dans le but de sensibiliser ses employés et les habitants au plaisir du jardinage. Ces deux initiatives n’étant pas évidentes à aller découvrir dans le cadre de notre voyage, nous nous sommes dirigées vers la troisième découverte. À moins d’un kilomètre de notre hôtel, le restaurant Phranakorn Nornlen fait pousser ses légumes et herbes aromatiques sur sa terrasse. Nous y avons découvert un petit havre de paix, avec non seulement une terrasse verte, mais également des employés tranquilles, apprenant à plier les fleurs de lotus pour la décoration de la salle, et fiers de nous expliquer qu’ici, les chambres n’ont pas de télé. Les familles sont ainsi incitées à vernir dans les lieux de partage conviviaux, comme la bibliothèque ou la chaleureuse salle de jeux. Et en effet, si nous nous sommes demandé s’il était bien prudent de manger les légumes poussés dans une ville si polluée, nous avons en tout cas passé une bien agréable après-midi, comprenant que Bangkok cachait certainement beaucoup d’autres joyaux de tranquillité insoupçonnés !

Metraglob dans la mangrove

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Pendant que Drôle de Tête se prélassait au soleil côté ouest, Metraglob lui était de l’autre côté de la péninsule, côté est. Ca n’était vraiment pas loin, mais l’ambiance était pourtant totalement différente. Metraglob a découvert la mangrove : pas de plage pour bronzer, mais des arbres avec des racines étonnantes. Elles forment des ponts jusqu’au sable, et leur permettent ainsi de bien s’y accrocher. Ces arbres ont même des graines flottantes pour faciliter leur reproduction. Metraglob s’est allongé au pied d’un bébé arbre, qu’il a trouvé parfaitement à sa taille !

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Mais où va-t-on ?

Deux séjours à Bangkok au cours desquels nous ne visitons pas les lieux touristiques, mais profitons de cette ville « développée » pour réparer tous nos petits bobos de backpakers. Changer la vitre de l’iPod d’indi, ce que nous n’avions pas pris le temps de faire avant de partir, trouver enfin des coques introuvables en Inde pour espérons, ne plus casser les vitres, nettoyer mon capteur d’appareil qui en avait pris un coup avec Ganesh, et bien sûr, tout faire pour réparer le drone d’Aladin. Mais ça, ça méritera un post bien plus long… Et puis aussi, passer du bon temps avec quatre autres familles tourdumondistes se retrouvant ici par le plus grand des hasards. Vive les blogs par lesquels nous nous étions rencontrés virtuellement, et reconnaissons que Bangkok a eu tout cela de bon. (Le blog de Sarah nous avait présentés : Le tour du monde à 80 cm, baskets et sac à dos, un monde de Gnous, le Voyage de Miles)
Attendrons nous pour autant avec impatience d’être au alentours du 17 décembre, date à laquelle nous devrons revenir ici prendre l’avion ?

Où sont les Thaïlandais ?

Suite à notre article sur nos déceptions culinaires, certains d’entre vous nous conseillent d’aller manger chez l’habitant. Oui mais voila …

À Bangkok, nous avons pensé que c’était normal, nous étions à la capitale. C’est vrai qu’à Paris aussi il peut sembler difficile de trouver un vrai Parisien.

À Khao Sok, nous étions en pleine jungle. Nous avons pensé qu’après tout, si tout n’avait pas été organisé pour les touristes, nous n’aurions peut être pas la chance nous non plus de pouvoir nous retrouver au milieu de ces paysages extraordinaires. Alors que le petit village au bord du parc national ne comprenne que des huttes-hôtel et des boutiques de massages pouvait se comprendre … Que le village flottant en plein cœur du lac n’ait été construit que pour les touristes les plus téméraires nous avait finalement bien arrangé, reconnaissons-le …

À Railay, nous avons voulu goûter à la plage. Nous avions d’office éliminé les Phuket certainement trop bondée, Ko Phi Phi trop connue pour ses full moon party, ou autre baie de Phang-Nga et sa fameuse James Bond Island… Et pourtant, ici aussi nous nous sommes retrouvés entre nous hélas. J’entends par là entre touristes. Entre toutous pourrais-je presque dire, trimballés de minibus en bus VIP quasiment sans comprendre ce qui nous arrivait. Certes l’éventail du catalogue est large et plaisant, allant du bungalow pour hippies à l’hôtel pour millionnaires sur « la plus belle plage du monde ». La communauté touristique probablement assez internationale, quoi que très européenne, aurait pu nous intéresser si nous avions été curieux de rencontrer les sosies de Brad Pitt ou de Lara Kroft. Mais tout cela ne nous offrait encore une fois pas la possibilité de découvrir l’autochtone…

Alors la Thaïlande est elle un énorme parc touristique ayant vendu son âme pour le plus grand plaisir des plus privilégiés de la planète ? Ou bien n’avons nous pas su passer entre les mailles du filet pour voyager plus intelligemment, et aller à leur rencontre ? Nous avions pourtant réussi en Inde, cela ne peut donc pas tenir qu’à nous …

A la recherche de la salade thaï

Dans la liste des idées reçues sur la Thaïlande, beaucoup d’entre vous nous ont parlé de la nourriture. Certains connaissent le pays, d’autres connaissent les restaus thaïlandais de France. Aladin faisait partie de ces derniers, et n’hésitait pas à partir en scooter à Belleville à 11h du soir pour le plaisir de savourer une salade thaï bœuf citronnelle sur un coup de tête. Aussi se réjouissait il ici de pouvoir en manger matin midi et soir.

Et pourtant, après plus de 2 semaines passées dans le pays, aucune salade ici n’atteint la perfection de celles de Belleville. Ne parlons pas de la qualité de la viande, qui peut se comprendre. Mais toutes les premières salades goutées n’avaient rien de thaï. Une très pâle copie adaptée au Touriste, mayonnaise remplaçant la citronnelle, et ketchup remplaçant la coriandre. Nous avons compris par la suite que « les touristes n’aimaient pas ça ». Alors bien sûr la spicy thaï salad réussit mieux à satisfaire les papilles d’Aladin, dès lors qu’il accepta d’arrêter de comparer avec Belleville.
Mais au risque de vous décevoir, voire de vous choquer, nous avons été très déçus par la nourriture ici. Pas de poulet citronnelle recommandé par Alice (qui serait peut être dans le même cas qu’Aladin si elle venait en Thaïlande…), des brochettes à tous les coins de rue, certes, mais rarement de bonne qualité, sauf si on aime le gras, des fried vegetable dont nous n’avons jamais su réellement comprendre s’ils étaient surgelés ou non, ce qui n’est pas bon signe …

Si nous pouvons comprendre que la cuisine exotique s’adapte à sa clientèle, nous ne comprenons pas pourquoi les restaus thaï sont si bons en France en ayant dû s’adapter à nos papilles, et si mauvais en Thaïlande lorsqu’ils pensent bon s’adapter aux touristes … ?

Les dix commandements de khao san road, Bangkok

Entre touristes tu resteras
Des bières toute la soirée tu boiras
De la techno toute la nuit tu écouteras
T.shirts et pantalons tu achèteras
Des gadgets lumineux tu envieras
A la piscine le jour tu resteras
De wifi en wifi tu surferas
Des hamburgers du dévoreras
Tout ton argent tu gaspilleras
Mais chaque jour tu y reviendras.

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