Troisième pays visité, le premier que Jéromine ne connait pas. Si nous ne nous sommes pas posé trop de questions sur ce pays jusqu’à présent, Jéromine sait ce qu’elle en attend en quittant la Thaïlande : de l´authenticité ! Des clichés sur l’Asie du sud est certainement, mais qu’elle espère enfin trouver : des rizières en escalier, des chapeaux pointus dans les champs, des paysans pieds nus aux côtés d’un buffle. Nous imaginons d’ailleurs un pays rural, sans mégapole remarquable. Nous n’y trouverons, nous semble t il, pas de produits importes, que des produits locaux artisanaux. Du bon thé certainement ! Du coup, sans produits dérivés, ce pays ne sera pas pollué.
Aladin, lui, se demande quelle trace de la colonisation francaise il y trouvera aujourd’hui.
Mais aussi, nous espérons avoir le temps d’aller à luang prabang, que nous savons classé au patrimoine mondial de l’humanité.
Nous savons aussi grâce à nos amis Marie et Guillaume que nous y trouverons une clinique pour éléphants, rare lieu de sérénité pour pachydermes désormais désœuvrés.
Et puis le Mékong bien sûr, sur lequel nous voguerons peut être !?
Indira associe ce pays à du jaune beige.
Archives d’Auteur: jeromigny
Eternal sacred fire of death
Varanasi continue de nous inspirer. Aladin y a avait écrit une chanson, enfin mise en clip.
Mais où va-t-on ?
Deux séjours à Bangkok au cours desquels nous ne visitons pas les lieux touristiques, mais profitons de cette ville « développée » pour réparer tous nos petits bobos de backpakers. Changer la vitre de l’iPod d’indi, ce que nous n’avions pas pris le temps de faire avant de partir, trouver enfin des coques introuvables en Inde pour espérons, ne plus casser les vitres, nettoyer mon capteur d’appareil qui en avait pris un coup avec Ganesh, et bien sûr, tout faire pour réparer le drone d’Aladin. Mais ça, ça méritera un post bien plus long… Et puis aussi, passer du bon temps avec quatre autres familles tourdumondistes se retrouvant ici par le plus grand des hasards. Vive les blogs par lesquels nous nous étions rencontrés virtuellement, et reconnaissons que Bangkok a eu tout cela de bon. (Le blog de Sarah nous avait présentés : Le tour du monde à 80 cm, baskets et sac à dos, un monde de Gnous, le Voyage de Miles)
Attendrons nous pour autant avec impatience d’être au alentours du 17 décembre, date à laquelle nous devrons revenir ici prendre l’avion ?
Où sont les Thaïlandais ?
Suite à notre article sur nos déceptions culinaires, certains d’entre vous nous conseillent d’aller manger chez l’habitant. Oui mais voila …
À Bangkok, nous avons pensé que c’était normal, nous étions à la capitale. C’est vrai qu’à Paris aussi il peut sembler difficile de trouver un vrai Parisien.
À Khao Sok, nous étions en pleine jungle. Nous avons pensé qu’après tout, si tout n’avait pas été organisé pour les touristes, nous n’aurions peut être pas la chance nous non plus de pouvoir nous retrouver au milieu de ces paysages extraordinaires. Alors que le petit village au bord du parc national ne comprenne que des huttes-hôtel et des boutiques de massages pouvait se comprendre … Que le village flottant en plein cœur du lac n’ait été construit que pour les touristes les plus téméraires nous avait finalement bien arrangé, reconnaissons-le …
À Railay, nous avons voulu goûter à la plage. Nous avions d’office éliminé les Phuket certainement trop bondée, Ko Phi Phi trop connue pour ses full moon party, ou autre baie de Phang-Nga et sa fameuse James Bond Island… Et pourtant, ici aussi nous nous sommes retrouvés entre nous hélas. J’entends par là entre touristes. Entre toutous pourrais-je presque dire, trimballés de minibus en bus VIP quasiment sans comprendre ce qui nous arrivait. Certes l’éventail du catalogue est large et plaisant, allant du bungalow pour hippies à l’hôtel pour millionnaires sur « la plus belle plage du monde ». La communauté touristique probablement assez internationale, quoi que très européenne, aurait pu nous intéresser si nous avions été curieux de rencontrer les sosies de Brad Pitt ou de Lara Kroft. Mais tout cela ne nous offrait encore une fois pas la possibilité de découvrir l’autochtone…
Alors la Thaïlande est elle un énorme parc touristique ayant vendu son âme pour le plus grand plaisir des plus privilégiés de la planète ? Ou bien n’avons nous pas su passer entre les mailles du filet pour voyager plus intelligemment, et aller à leur rencontre ? Nous avions pourtant réussi en Inde, cela ne peut donc pas tenir qu’à nous …
A la recherche de la salade thaï
Dans la liste des idées reçues sur la Thaïlande, beaucoup d’entre vous nous ont parlé de la nourriture. Certains connaissent le pays, d’autres connaissent les restaus thaïlandais de France. Aladin faisait partie de ces derniers, et n’hésitait pas à partir en scooter à Belleville à 11h du soir pour le plaisir de savourer une salade thaï bœuf citronnelle sur un coup de tête. Aussi se réjouissait il ici de pouvoir en manger matin midi et soir.
Et pourtant, après plus de 2 semaines passées dans le pays, aucune salade ici n’atteint la perfection de celles de Belleville. Ne parlons pas de la qualité de la viande, qui peut se comprendre. Mais toutes les premières salades goutées n’avaient rien de thaï. Une très pâle copie adaptée au Touriste, mayonnaise remplaçant la citronnelle, et ketchup remplaçant la coriandre. Nous avons compris par la suite que « les touristes n’aimaient pas ça ». Alors bien sûr la spicy thaï salad réussit mieux à satisfaire les papilles d’Aladin, dès lors qu’il accepta d’arrêter de comparer avec Belleville.
Mais au risque de vous décevoir, voire de vous choquer, nous avons été très déçus par la nourriture ici. Pas de poulet citronnelle recommandé par Alice (qui serait peut être dans le même cas qu’Aladin si elle venait en Thaïlande…), des brochettes à tous les coins de rue, certes, mais rarement de bonne qualité, sauf si on aime le gras, des fried vegetable dont nous n’avons jamais su réellement comprendre s’ils étaient surgelés ou non, ce qui n’est pas bon signe …
Si nous pouvons comprendre que la cuisine exotique s’adapte à sa clientèle, nous ne comprenons pas pourquoi les restaus thaï sont si bons en France en ayant dû s’adapter à nos papilles, et si mauvais en Thaïlande lorsqu’ils pensent bon s’adapter aux touristes … ?
Le parc de Khao Sok
Nous quittons Bangkok et sa Khao San road pour nous rendre dans une autre jungle, plus au sud. Ayant prévu de repasser deux fois à Bangkok, nous posterons plus tard sur cette ville, afin d’affiner notre avis sur la capitale…
Metraglob et Drôle de tête dans la jungle
Metraglob et Drôle de tête ont voulu faire une petite sortie en amoureux. La nature était tellement belle près de leur bungalow, qu’ils ont eu la bonne idée d’aller se promener dans la jungle. Le parc de Khao Sok est un lieu protégé, mais les sentiers sont balisés, et on peut y voir quelques cascades. Mais tous seuls au milieu des arbres et des bambous si serrés, ils n’étaient pas si fiers ! Les bruits des animaux inconnus les terrifiaient, les racines ressemblaient à des serpents, et la pluie tropicale commençait à tomber. Metraglob avait bien envie de prendre ses (nouvelles) jambes à son cou… Mais comme il n’a pas de cou…
Les dix commandements de khao san road, Bangkok
Entre touristes tu resteras
Des bières toute la soirée tu boiras
De la techno toute la nuit tu écouteras
T.shirts et pantalons tu achèteras
Des gadgets lumineux tu envieras
A la piscine le jour tu resteras
De wifi en wifi tu surferas
Des hamburgers du dévoreras
Tout ton argent tu gaspilleras
Mais chaque jour tu y reviendras.
Metraglob à Kolkata, ça lui fait une belle jambe !
Lorsque Metraglob a découvert toutes les boutiques de rubans à Kolkata, il avait du mal à écarquiller encore plus les yeux ! Ils étaient tellement beaux qu’il aurait voulu s’en faire des sarees (ou plutôt pour Drôle de tête). Mais ses bagages n’étant pas extensibles, il a décidé de s’offrir des jambes, pour être à la hauteur de son amoureuse. C’est vrai, des jambes en voyage, c’est assez utile après tout ! Il espère que son choix, rose à paillette, séduira tout le monde !?
Le petit train de Darjeeling
Nous vous remercions d’avoir voté pour nous aux Golden Blog Awards, mais n’avons hélas pas été « shortlistés »… Restons motivés, l’aventure continue !
Cet article est tout spécialement dédicacé à Alain, dit peg, et grand amateur de petits trains en tout genre.
Nous avons mis du temps à comprendre. Toy train ou Joy train (joy ride) ? Nous voulions prendre le train à vapeur, mais il semblerait qu’en cette haute saison touristique, il soit reservé pour un petit trajet de 2 heures, et de 10 km seulement. Trop peu pour nous ! Nous avons opté pour le vrai parcours, celui qu’empruntent en effet les indiens tous les jours. Partis donc à 7 heures du matin de Kurseong, non loin de Makaibari, nous rejoignons Darjeeling trois heures plus tard. Le retour prendra quasiment le même temps, la moitié du trajet se faisant de nuit. Alors oui, l’allée retour dans la même journée est un peu long, les odeurs de diesel nous ont marqués à jamais, et le klaxon incessant de la locomotive est gravé dans nos oreilles, mais nous ne pouvions passer à côté ! Et encore plus que les paysages, le passage du train au cœur des villes himalayennes, à moins d’un mètre à peine des maisons et des boutiques a su capter nos attentions pendant plus de six heures !


