« Les insectes en Thaïlande » par Typhaine Delcroix

ImageLe saviez-vous ?

  En Thaïlande, on trouve toutes sortes d’insectes à manger car ils contiennent des vitamines, en particulier du fer et du zinc, des protéines et de l’eau. On en trouve un peu partout, dans les marchés par exemple. On en mange cuits ou crus. Mais les plus mangés sont cuits. Les insectes sont cuits en friture.

 Les plus consommés sont : les criquets, les fourmis, les blattes(cafards d’eau), les scorpions, les mygales, les larves,…

Les moins consommés sont : les papillons, les scarabées, les chenilles, les mille-pattes,…

 

Si cela vous a donné envie d’y goûter, ou pour les amateurs,rendez-vous :

 »Le festin nu »

10, rue de la fontaine

75018

Paris

Un pays historique en reconstruction.

A propos de notre propre voyage au Cambodge nous pourrions parler de « Lux And roots »
Un lux relatif bien sûr, mais une amélioration certaine dans notre confort puisque nous étions avec les grands parents. Ce qui nous a permis du coup d’apprécier la qualité de services d’un pays pourtant émergeant, et en mutation. Le repos moral d’avoir un minibus privatisé, le plaisir des plus grands hôtels beaux et confortables s’alliaient en bon dosage à une authenticité plaisante nous faisant découvrir une jungle si variée, la campagne et ses traditions ou encore une île si déserte qu’on n’y a rencontré ni Robinson ni Vendredi …

A propos du pays lui même, nous avons vraiment été marqués par ses traces ou cicatrices historiques. Des temples d’Angkor à la douloureuse période des khmers rouges, nous avons pris conscience de ce qu’est un héritage historique, et des marques qu’il peut laisser, qu’elles soient le témoin d’une grandeur passée, ou d’une cruauté incompréhensible. Nous avons ainsi mieux compris et cerné l’enjeu de la reconstruction de ce pays surnommé la perle de l’Asie il n’y a pas si longtemps.
Les associations y jouent un rôle important, comme nous pressentions avant d’arriver. Par ailleurs le retour de la diaspora nous a surpris, et permis de mieux réaliser cette histoire récente en discutant avec des franco-khmers.

Pour ces différentes raisons, le Cambodge restera sûrement un pays à part dans notre souvenir.

Avons nous aimé la Thaïlande ?

 

 

OUI !

Je vois d’ici votre étonnement, cette réponse ne reflétant peut être pas correctement l’ensemble des articles postés ici
Nous avons vu « la plus belle plage du monde », plongeant ses pitons calcaires dans son eau transparente. Nous avons découvert la forêt tropicale humide entremêlant ses végétations exubérantes et exotiques et développant notre ouïe à chaque instant du jour et de la nuit. Nous avons flotté sur des bungalows de bambou au cœur d’un lac inhabité. Nous avons appris à apprécier Bangkok, oscillant entre ciel et fleuve.

Mais nous n’avons pas aimé voyager en Thaïlande. Et ça, pour des voyageurs, c’est quand même assez embêtant … Bien qu’Athena ait apprécié la présence de nombreux français. Mais nous n’allons pas ici en remettre une couche, et nous vous invitons à relire certains articles de la catégorie si toutefois vous aviez raté nos coups de gueule ! Nous nous souviendrons, esperons-le, plus longtemps de la beauté paradisiaque de la plage que de l’ambiance catastrophique qui l’entourait et qui se répercutait forcément sur l’ambiance familiale …
D’ailleurs, si vous vous souvenez bien, si vous étiez déjà avec nous il y a maintenant presque neuf mois, c’est en revenant d’un séjour professionnel en Thaïlande que Jéromine eut un déclic : le plan B ne se déroulerait pas un an en Asie... Déjà en quelques jours, un drôle de ressenti lui faisait comprendre peut être que l’ambiance ne serait pas au rendez vous …

Si l’on reprend notre article « on ne sait rien de la Thaïlande », on peut revenir sur les points suivants :
Les gens, certes habillés à l’occidental sont finalement tout aussi sociables que les indiens, touchant les cheveux de Vénus qui visiblement les fascinaient autant ! La comparaison entre les deux peuples s’arrête ici, les tempéraments étant tout de même bien différents. Mais nous n’allons pas sans cesse comparer les uns et les autres !
Le métro est en fait bien propre, mais nous étions étonnés de voir qu’il comportait si peu de lignes.
Le relief le plus mémorable que nous ayons vu dans le pays étaient les grattes ciel de Bangkok.
Si la Thaïlande n’est en effet pas une île, le sud où nous sommes allés est une péninsule entourée d’eau, et contient, elle, beaucoup d’îles.
Enfin, malgré nos déceptions contées sur la nourriture, Indira a été contente d’apprécier finalement les nems, (appelés ici rouleaux de printemps) et le riz gluant, de découvrir les noix de cajou et d’améliorer son maniement de la baguette !

De Paris à Bali

En passant par Java…

Athena et Indira imaginent l’Indonésie comme l’Inde, mais quand même plus aménagée pour le tourisme : même niveau de propreté (de saleté ! ;-)), des gens au physique similaire (avec des yeux un peu plus bridés). Athena imagine des palmiers partout. Oui, des plantations de palmiers pour l’huile de palme, ravageuses et deforestatrices ajoute Jéromine.

Pour Aladin, l’Indonésie est le pays de ses rêves depuis de longues années. Il sait qu’il y a 16 000 îles dont 6 000 ont un nom, mais il mélange Indonésie, java et Bali. Il veut surtout y voir les volcans si nombreux partout.

Jéromine a en tête que l’Indonésie est le premier pays musulman au monde, bien que Bali soit indouhiste. Passer Noël à java sera sûrement incongru … Elle se demande si on y dansera la javanaise.

L’interview!!

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Interview de Mme Sirikul Nguyen, vice-présidente de l’Association Culturelle Franco-Thaïe (ACFT)

1. Quand et pourquoi êtes-vous venue en France ?

– Je suis arrivée en France, il y a 30 ans. En Thaïlande, j’avais étudié et obtenu mon master avec l’option langue française. Mes parents m’ont proposé d’aller en France pour approfondir mon Français.

2. Comment avez-vous vécu le changement de vie entre la France et la Thaïlande ?

Il y a de nombreuses différences culturelles, culinaires et, en premier lieu, climatiques. En Thaïlande, la température est de 30°c ou plus. Et toute l’année ! C’est un climat majoritairement tropical (sauf à l’extrême sud : équatorial). Il fait chaud et humide une bonne partie de l’année et les Thaïlandais cherchent en permanence à se protéger du soleil et de la chaleur. En particulier les enfants : dès qu’ils le peuvent, ils se rafraichissent en se baignant ! En France, le climat est bien différent.

La cuisine thaïlandaise est très différente aussi : on mange beaucoup plus épicé ! J’aime beaucoup cuisiner et il est facile de trouver à Paris tous les ingrédients (par exemple de la pâte de curry, de la citronnelle, des fruits exotiques…) pour cuisiner thaïe.

En arrivant ici, j’ai essayé de m’adapter : au climat (ce fut sans doute le plus difficile), j’ai découvert la cuisine française… et ça m’a plu puisque je suis encore là !

3. Dans quel but avez-vous adhéré à l’Association Culturelle Franco-Thaïe (ACFT)?

J’ai adhéré à l’ACFT il y a quelques années maintenant. Au début, c’était pour rencontrer d’autres Thaïlandais, comme moi expatriés. Peu à peu, de plus en plus de personnes voulaient étudier la langue thaïe. C’est alors qu’on m’a proposé de devenir professeur et donc de faire partie de l’ACFT. J’ai accepté avec plaisir. Je voulais aussi (et je veux toujours d’ailleurs) transmettre la culture thaïe, mon savoir et ma connaissance aux autres. Je voulais faire connaître la Thaïlande, partager de la joie et les saveurs thaï qui sont si différentes. C’était aussi pour d’aider les familles thaïes dans le besoin.

4. Pourquoi avez-vous choisi de vous impliquer en donnant des cours de langue thaïe ?

Je voulais faire connaître ma culture et ma langue. C’est une chose que j’apprécie beaucoup. Cela me permet de rencontrer d’autres personnes, de partager les différents aspects de la culture thaïlandaise. J’aime beaucoup, en particulier, parler de mon pays et c’est aussi pour cela que j’ai accepté de venir vous rencontrer au collège Travail Langevin.

5. Quel est le profil de vos étudiants et pourquoi viennent-ils apprendre cette langue ?

Pour la majorité, les étudiants sont des enfants de couples mixtes. Très souvent, ce sont des hommes mariés à des femmes d’origine thaïe. Ils viennent le week-end pour apprendre la langue thaïlandaise. Différentes raisons les motivent. Soit un de leurs parents est d’origine thaïlandaise. Ils souhaitent alors apprendre la langue de leurs origines et se rapprocher de la culture de leurs ascendants. Soit ils ont découvert ce pays pendant des vacances et en sont « tombés amoureux ». Ils y retournent régulièrement et veulent donc apprendre la langue pour mieux le connaître, se débrouiller seuls dans ce pays en communiquant avec ses habitants. Et pourquoi pas, s’y installer durablement.

6. Est-ce que le thaï est une langue difficile à apprendre ?

La principale difficulté est qu’un même son peut s’orthographier de très nombreuses façons. Par exemple le son [s] peut s’écrire avec 5 signes différents. Il ne faut pas se tromper ! La prononciation du Thaïlandais est, en revanche, assez simple. Le nombre peu important de sons différents (44 lettres mais seulement 21 sons) et le manque de voyelles diminuent les nuances de sons. Certaines lettres restent tout de même difficiles à prononcer.

7. Quels aspects de la culture thaïlandaise avez-vous envie de transmettre à vos enfants ?

Je veux leur transmettre ma culture et mes traditions, comme les fêtes thaïlandaises. La plus importante est la fête de la lumière. Quand j’étais en Thaïlande, on confectionnait des barques en feuilles et, à l’intérieur, on mettait des fleurs et des bougies. Je me rappelle que, quand nous jetions des pièces dans la rivière, les enfants venaient les chercher ! Je veux également leur transmettre la langue thaïlandaise. Et aussi la cuisine thaïlandaise, pleine de saveurs et très épicée. D’ailleurs, je cuisine très souvent des plats thaïlandais.

8. En France on connaît la boxe thaïe, les massages thaïlandais, la cuisine thaïe : réalité ou cliché ?

C’est une réalité : la boxe thaïe est le sport le plus connu en Thaïlande. C’est un sport très violent. Avant, les boxeurs ne se protégeaient pas avec des gants, ils écrasaient du verre avec leurs poings et les recouvraient de bandages.

Pour ce qui est de la cuisine thaïe, elle est très différente de la cuisine française. Dans un plat thaï, les goûts sont très relevés.

Quant aux massages thaïs, ils sont très reconnus pour la détente et le repos qu’ils procurent. J’aime beaucoup me faire masser après une journée de travail. Les personnes de tout âge vont se faire masser car c’est bon pour la santé et pour la peau.

9. Quelles sont les principales fêtes traditionnelles thaïlandaises ?

La fête la plus importante pour nous est Loy Krathong qu’on appelle aussi fête des lumières. On la célèbre lors de la pleine lune du 12ème mois de notre calendrier lunaire. On se rassemble près d’une rivière avec une offrande et une bougie pour enlever le mauvais œil. Parfois, on met des bouts d’ongles et des cheveux dans une feuille tissée en forme de barque. On ajoute aussi des couronnes ou des lanternes. La fête rend hommage à la déesse de la rivière.

 

 

Forts de tous ces précieux conseils, nous construisons de façon collective notre questionnaire !

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ce qui aboutit à une liste de questions :

Quand et pourquoi êtes-vous venue en France ?

Comment avez-vous vécu le changement de vie entre la France et la Thaïlande ?

Quelles sont les principales différences culturelles qui vous ont marquée ?

Comment avez-vous connu l’ACFT et dans quel but avez-vous adhérez à l’association ?

Pourquoi avez-vous choisi de vous impliquer en donnant des cours de langue thaï

Quel est le profil de vos étudiants ? Pourquoi viennent-ils apprendre cette langue ?

Est-ce que le thaï est une langue difficile à apprendre ? (alphabet ? prononciation ?)

Quels aspects de la culture thaïlandaise avez-vous envie de transmettre à vos enfants ?

En France on connaît la « boxe thaï », les « massages thaïlandais », « la cuisine thaï » : réalité ou clichés ?

Quelles sont les principales fêtes traditionnelles thaïlandaises ?


Pendant l’interview!

Il faut tout d’abord mettre la personne en confiance ! En lui montrant notamment qu’on s’est renseigné sur elle ou sur le sujet.

Et bien sûr savoir écouter ! Ne pas l’interrompre, lui laisser le temps de répondre noter les pauses et les silences qui peuvent être éloquents !).

Il faut rester bien concentré, tout en prenant des notes!Image et savoir rebondir, ne pas rester bloqué sur la grille des questions. Une interview n’est pas un interrogatoire mais davantage une conversation, une discussion. Ce n’est pas non plus un débat d’opinions, et l’intervieweur ne doit pas prendre position, il doit rester neutre !

Il ne faut pas hésiter à reformuler la question jusqu’à obtenir la réponse.

Enfin Aude nous livre un dernier « truc ». A la toute fin d’une interview, il faut rester à l’écoute, parce que la personne interrogée peut alors livrer des informations très intéressantes, hors du cadre de l’interview, lorsqu’elle se sent peut-être moins écoutée, et se détend alors !

Petite leçon de journalisme suite : la préparation de l’interview  » les questions »

Aude nous apprend ensuite à construire notre questionnaire.

Le plus judicieux est de commencer par une question large, puis de resserrer progressivement avec des questions plus précises. (du type « entonnoir »)

On s’entraîne à construire des questions ouvertes et à éviter des questions fermées. Par exemple une question formuée sur le modèle « ne pensez-vous pas que … a raison ?» a le défaut d’enfermer l’interlocuteur dans une réponse. Aussi faut-il lui préférer « Que pensez-vous de … ? »

Il faut chercher à poser des questions sur les émotions : « qu’avez-vous ressenti…? » ; des questions courtes et précises ; une question à la fois et une question de conclusion !Image

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Aude nous prépare aux techniques de l’interview…

Avant de rencontrer Sirikul Nguyen et Supawat Chomchan, Aude Raux est venue nous rendre visite afin de nous donner quelques ficelles concernant l’interview ( itv)

Voici ce que nous avons appris :

Première étape : Préparer l’interview

  • Il faut du « biscuit », c’est-à-dire se renseigner sur les personnes que l’on va rencontrer ( en « googlisant » leur nom par exemple), sur le sujet que l’on veut aborder.
  • Ensuite, comme dans tout article, il faut choisir un angle
  • Puis définir une suite logique , un cheminement dans l’approche de cet angleImage

Une rencontre à venir

Lors de ma visite à l’association culturelle franco-thaïlandaise, j’avais pu assister à un cours de langue thaïe et rencontrer deux enseignants : Sirikul Nguyen et Supawat Chomchan (dit « Kane »). J’ai déjà eu l’occasion de vous parler de MMe Nguyen, Supawat est un étudiant thaïlandais qui est venu en France afin de faire une thèse universitaire. Il rentrera en Thaïlande à l’ossue de ses recherches et deviendra enseignant chercheur dans une université thaïlandaise. Tous deux ont très gentiment accepté de venir jusqu’au collège Travail-Langevin à Bagnolet afin de répondre aux questions des élèves de 5ème B!