L’Uruguay décontractée

This post is for Nacho A. thank you very much for your big help and contacts !!

Comme vous le savez, notre motivation à nous, les parents, pour visiter l’Urugay, était d’aller voir de plus près ce pays qui venait de voter une loi unique au monde. Mais quelle est cette loi ? Et quelles en peuvent être les conséquences, nous avons voulu y réfléchir avec Athéna et Indira. Aussi, à nouveau voici un article écrit à six mains les parties en italiques sont écrites par Athéna et Indira.

En Urugay, le cannabis est autorisé, mais avec des contraintes plutôt strictes. Maman a aimé aller photographier les pousses de certains habitants, ce qui nous avait plutôt amusées (nous n’étions pas avec elle). Bien évidemment, ces habitants ont passé l’âge mineur, sinon ils se retrouveraient Hors-la-loi. Dans ce pays, le cannabis n’est disponible qu’en terrasse personnelle, donc chez l’habitant, dans le cas où il souhaiterait le faire pousser soi-même. Mais le seul endroit où il est possible d’en acheter est dans les pharmacies. Les pharmacies distribuent autant de drogue qu’elles le souhaitent, mais le consommateur ne peut en acheter plus de 40 grammes par mois. Lorsqu’ils achètent en pharmacie, les consommateurs sont inscrits dans un registre, qui permet de suivre leur consommation. 40 grammes par mois, cela revient donc à 480 grammes maximum à faire pousser chez soi par an (pour un maximum 6 plants en fleur). Mais on trouve aussi d’autres cas. En effet, certaines personnes ne peuvent, ne savent ou ne veulent en faire pousser seules, elles peuvent alors créer un groupe de 15 à 45 membres. Mais lorsqu’un groupe fait pousser, lui, il ne doit cultiver qu’un maximum de 99 plants par an. Bien sûr, après cette culture, chacun peut consommer pour soi même, mais les particuliers n’ont pas le droit de vendre. Le verbe vendre ici est souligné, parce que seulement la pharmacie est autorisée à le faire. Nous n’avons pas bien su qui fournira ces pharmacies, et avons entendu dire que Monsanto était intéressé par le marché… Ce qui ne plaisait pas bien aux consommateurs que papa et maman ont rencontrés…

Si l’on revoit le tout, on en conclut que l’Urugay contrôle absolument toute la chaîne, de la production à la consommation, et c’est en cela que la loi est unique au monde.

Généralement, les gens qui sont pour lever l’interdiction savent pertinemment que la vente de cannabis dirigée par l’état est mieux contrôlée, et est sûre. Les gens en ont peut-être marre que les bandits s’occupent du trafic du cannabis. Au quel cas, les défenseurs de cette loi sont pour que l’état prenne en charge entièrement la vente et la production de cette drogue douce. Et puisque de toutes les façons, lorsque c’est interdit, le trafic est de mise, autant que les gens soient en sécurité et que l’état prenne tout en charge, que les gens ne se risquent pas et ne fassent pas contre la loi. Les consommateurs de cannabis sont pour cette loi, argumentant qu’ils pourront mieux connaitre et contrôler la qualité de ce produit, et éviter ainsi de la drogue de mauvaise qualité, et donc plus dangereuse.

Mais d’autres gens ont aussi des arguments qui peuvent pencher au contre. Beaucoup pensent que la prise en charge du cannabis par l’état peut augmenter la consommation par les plus jeunes. Ils peuvent aussi être contre car cette loi peut inciter les gens à consommer du cannabis sans se poser de questions sur les conséquences à venir. Ils se disent peut-être que puisque l’état le prend en charge, il n’y a plus de limites à se donner. Les gens sont contre parce qu’ils pensent aussi, que si l’état prend cette affaire en charge, ils iront plus facilement vers les drogues dures, puisqu’il n’y aurait pas d’interdiction, ou tout simplement parce qu’une drogue autorisée n’en est peut-être plus une aux yeux des gens.

Au delà de la question de cette légalisation d’une drogue, nous nous sommes aussi interrogés en famille sur les interdits. L’interdit n’est pas une chose présente dans notre famille, mais alors comment poser des limites ? Pourquoi un même produit est il soumis à la peine de mort d’un côté de la planète, et soudainement autorisé à l’autre bout ? Nous pensons que l’éducation peut faire comprendre les limites utiles grâces aux règles qui mèneront à savoir ce qui est bon pour chacun d’entre nous, et ce que l’on doit finalement s’interdire à soi-même lorsqu’on en comprend les dangers. Ce que nous avons en revanche plus de mal à comprendre finalement, ce sont les choix des produits autorisés ou non : pourquoi les cigarettes ne seraient pas vendues en pharmacie, comme le cannabis en Uruguay, et pourquoi l’alcool bien sûr pose-t-elle problème dans beaucoup de pays, alors que le vin fait la fierté du nôtre !? Mais qu’est ce qui pousse les états à vouloir protéger ses concitoyens de certains produits plutôt que d’autres ? Les explications religieuses ne nous satisfont pas et nous n’avons pas trouvé de réponse…

TOUS A VOS POSTES !!

Hé oui, ça fait longtemps qu’on n’avait pas parlé dans la radio ! Demain, mercredi 5 mars, l’émission allo la planète est désormais sur le net exclusivement. Aladin vous parlera du drone, l’émission sera disponible à partir de 15 heures Allo la Planète

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Maco et Belén

Cet article est dédicacé à Aude, pour la musique…

A Montevideo, nous avons rencontré Maco et Belén. Ca a été très probablement LA rencontre de notre voyage (bien qu’il ne soit pas terminé, certes…)

Pour en savoir plus sur le travail de Maco :

son blog personnel : divididomaco.blogspot.com

Le blog collectif auquel elle participe http://marcheuncuadrito.blogspot.com.br/

Pour en savoir plus sur ca-teter :

http://laboratoriodelcateter.blogspot.com.br/

Fiesta, soleil et foot, égale Brésil

Il suffit de prononcer le mot Brésil pour ouvrir une boîte magique d’où jaillissent un feu d’artifice de confettis, et un concert de samba. Oui, au brésil c’est la fête en permanence ! La musique ne cesse jamais, de la Batucada à la rumba en passant par la capoeira. Et les brésiliens, métissés et de tous types dansent en tenue sexie, mini shorts et torse nu, tous en tongs !
Et lorsqu’on ne danse pas, on joue au foot, ce qui n’empêche pas de faire la fête ! La coupe du monde bien sûr en sera certainement la preuve quelques mois après notre passage, nous en verrons probablement les prémices !
L’Amazonie elle, fait moins la fête … Véritable poumon vert de la planète, les intérêts humains mercantiles et à court terme, la détruisent au rythme de plusieurs terrains de foot par jour, menaçant bien sûr l’écosystème planétaire, et la survie de peuples primitifs tentant tant bien que mal de défendre leurs biens.

Mis à part l’Amazonie, que nous ne verrons pas car trop au nord, nous imaginons assez peu les paysages. Aladin a en tête des montagnes en pain de sucre, et Indira se demande si les favélas ressemblent vraiment à des montagnes de petits cubes colorés comme dans le dessin animé Rio. Athena, elle, imagine de beaux oiseaux exotiques et des endroits déserts à cactus comme dans les western.

Vous l’aurez compris, nous sommes contents d’aller découvrir ce pays en fête où il fait toujours beau. Seul petit bémol pour ce séjour : le brésil est le seul pays d’Amérique du sud où on ne parle pas espagnol. On espère donc que notre spectaculaire apprentissage de la langue acquis ces trois dernières semaines ne s’écroulera pas …

L’Uruguay sans préjugé.

On ne peut pas dire qu’on ait des idées préconçues sur l’Uruguay, puisque là vraiment on n’y connait absolument rien ! Je crois qu’on peut même dire qu’Athena et indira n’en avaient jamais entendu parler. Ou au mieux le confondaient avec le Paraguay (heu, ça existe bien le Paraguay se demande Athena dans un moment de doute !?).
De mon côté, mon ami uruguayen Pedro, rencontré pendant mes études il y a donc plus de vingt an est ma seule référence sur ce pays. Je savais donc qu’on y boit du maté, et qu’on peut voir des voitures très anciennes, de collection, rouler dans les rues.
Sur le chemin, ces derniers mois, nous avons appris que l’Uruguay légalisait la vente et l’usage du canabis, en votant une loi unique au monde en décembre dernier.
Encore plus récemment, nous apprenions que le président de l’Uruguay était le président le plus pauvre du monde, renonçant à son salaire, et vivant modestement dans ce pays pourtant surnommé « la Suisse de l’Amerique du Sud ».
Alors, notre route entre l’Argentine et le Brésil pouvant passer par l’Uruguay, nous décidons d’aller voir tout ça de nos propres yeux ! Et de passer par une capitale au nom prédestiné pour nos activités de blogueurs !

Mi temps

On entendra bientôt beaucoup parler de mi temps. Pour nous elle a eu lieu le 14 février dernier. Il n’y aura pas de prolongation a priori…
Le 14 février nous étions à Mendoza en Argentine, à plus de la moitié de notre parcours donc, comme nous l’avons vu dernièrement dans notre demi tour. Nous prenions la route le soir même pour une nuit de bus qui nous mena à Buenos Aires.
Ce qui nous amène à vous dire que dans les six derniers mois, nous avons dormi dans 58 lits différents chacun. Et quand nous disons lit, nous comptons bien sûr les banquettes de train, les avions, les bus et les voitures où nous avons passé quelques nuits mémorables ! Et nous remercions chaleureusement nos amis de Londres, Mumbay et Sydney pour nous avoir accueillis dans leurs maisons, car à 5, ça n’est pas facile !

Voici quelques souvenirs de ces lieux de passage qui furent nos maisons ces derniers mois.

Enjoy !

L’Argentine, viande et tango…

A force d’écrire ce qu’on sait ou croit savoir des pays avant d’y aller, on se rend compte qu’on ne sait vraiment pas grand´chose. Et on se demande même s’il est intéressant de continuer …
Pour nous l’Amérique du sud est un grand pays qui se ressemble et nous ne faisons pas trop de différence finalement entre le Chili et l’Argentine.

Nous résumerions presque l’Argentine au tango et au au bon bœuf (bon au goût, car probablement plein d’hormones non ?). Et au vin bien sûr …

Aladin rajoute les malouines et la querelle avec l’Angleterre.

Et indi nous révèle que lorsqu´elle était petite, elle pensait que l’Argentine était le pays qui fabriquait l’argent. Ce qui nous rappelle du coup qu’il parait qu’en Argentine c’est difficile avec l’argent … Probablement est-ce dû à la crise économique violente qu’ils ont connu il y à plus de dix ans.

Ce qui est bien c’est qu’on connait plein de gens à buenos aires, qui sauront forcément nous expliquer plein de choses.

Le Chili entre mer et montagne

Le Chili est long, très long, et étroit, très étroit, bloqué entre la mer et la montagne. On pourrait presse sauter dans la mer directement depuis les montagnes ! C’est à peu près la seule idée précise qu’on ait sur ce pays. Bien sûr il y a aussi le vin et les jeunes vignes, les Andes, magnifiques sûrement. Et les volcans, ajoute Aladin ! … A moins qu’il ne confonde avec les volcans du Pérou, le doute s’installe. Il y a aussi le désert d’atacama, le désert le plus chaud du monde. Et puis on se demande si c’est le Chili qui a donné son nom au piment !?

C’est un pays très lointain, mais en même temps très proche de la France. Peut être grâce à l’immigration pendant la période de dictature. Car bien sûr, le Chili c’est aussi Pinochet, bien qu’on ne saurait pas en dire tellement plus que sur les khmers rouges avant d’arriver au Cambodge ! Beaucoup de gens ont disparu mystérieusement … Beaucoup d’ancien nazis sont arrivés au Chili …
Qu’allons nous voir ? Nous n’en avons aucune idée … Mais nous ne descendrons pas a priori en dessous de la ligne santiago du chili – buenos aires, tant pis pour la patagonie. Ça serait trop cher, mais surtout, trop de kilomètres pour rejoindre le Pérou mi juillet.