Metraglob dans la mangrove

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Pendant que Drôle de Tête se prélassait au soleil côté ouest, Metraglob lui était de l’autre côté de la péninsule, côté est. Ca n’était vraiment pas loin, mais l’ambiance était pourtant totalement différente. Metraglob a découvert la mangrove : pas de plage pour bronzer, mais des arbres avec des racines étonnantes. Elles forment des ponts jusqu’au sable, et leur permettent ainsi de bien s’y accrocher. Ces arbres ont même des graines flottantes pour faciliter leur reproduction. Metraglob s’est allongé au pied d’un bébé arbre, qu’il a trouvé parfaitement à sa taille !

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Drôle de Tête à la plage

Ah la plage ! C’est vrai qu’elle était belle cette plage de Thaïlande. Ca aurait été bien dommage de passer à côté… Mais ce qui a le plus surpris Drôle de Tête, ce sont ces jolis dessins qu’elle a trouvés sur le sable. Et sais-tu ce que c’était, Lucie ? Figure toi que de tout petits crabes creusaient de trous lorsque la marée descendait Tu as vu les magnifiques dessins qu’ils arrivent à faire du coup avec les petites billes de sable mouillé !? On les appelle les « crabes bulleurs de sable ». Ils sont en fait en train de chercher leur nourriture, en filtrant le sable pour en récupérer la matière organique.

♪ Nouveau tampoooon ! ♫

Nous avions visité quelques boutiques jusque là. Des boutiques qui vendaient toutes sortes de tampons, et qui en faisaient même sur demande ! Evidemment nous avons de suite pensé à notre blog, à notre voyage… Voyez-vous le rapport ? Bien sûr ! Nous voulions faire un tampon officiel du Globe au Blog, qui signera sûrement nos cartes postales, qui sait ? Bref… C’est à Bangkok, le 7 novembre 2013 que nous tombons sur une boutique comme celles décrites plus haut, et qui, par conséquent, faisaient aussi des tampons sur demande; nous jugions le délai relativement rapide. Nous avons donc bien sûr commandé, mais il fallait faire un schéma. Grâce aux merveilleux talents de Papa en design et en graphisme, nous avons eu droit à un beau  » DU GLOBE AU BLOG  » en écriture calligraphiée avec une terre en arrière-plan . Le lendemain, même heure, nous venons rechercher le chef-d’œuvre de façon rapide avant de prendre le bus pour le Laos. Papa ne manque donc pas de transformer l’apparence de son ordinateur en un « testeur » de tampons…

Et voilà le rendu !

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Qu’attendons nous du Laos ?

Troisième pays visité, le premier que Jéromine ne connait pas. Si nous ne nous sommes pas posé trop de questions sur ce pays jusqu’à présent, Jéromine sait ce qu’elle en attend en quittant la Thaïlande : de l´authenticité ! Des clichés sur l’Asie du sud est certainement, mais qu’elle espère enfin trouver : des rizières en escalier, des chapeaux pointus dans les champs, des paysans pieds nus aux côtés d’un buffle. Nous imaginons d’ailleurs un pays rural, sans mégapole remarquable. Nous n’y trouverons, nous semble t il, pas de produits importes, que des produits locaux artisanaux. Du bon thé certainement ! Du coup, sans produits dérivés, ce pays ne sera pas pollué.
Aladin, lui, se demande quelle trace de la colonisation francaise il y trouvera aujourd’hui.
Mais aussi, nous espérons avoir le temps d’aller à luang prabang, que nous savons classé au patrimoine mondial de l’humanité.
Nous savons aussi grâce à nos amis Marie et Guillaume que nous y trouverons une clinique pour éléphants, rare lieu de sérénité pour pachydermes désormais désœuvrés.
Et puis le Mékong bien sûr, sur lequel nous voguerons peut être !?
Indira associe ce pays à du jaune beige.

Mais où va-t-on ?

Deux séjours à Bangkok au cours desquels nous ne visitons pas les lieux touristiques, mais profitons de cette ville « développée » pour réparer tous nos petits bobos de backpakers. Changer la vitre de l’iPod d’indi, ce que nous n’avions pas pris le temps de faire avant de partir, trouver enfin des coques introuvables en Inde pour espérons, ne plus casser les vitres, nettoyer mon capteur d’appareil qui en avait pris un coup avec Ganesh, et bien sûr, tout faire pour réparer le drone d’Aladin. Mais ça, ça méritera un post bien plus long… Et puis aussi, passer du bon temps avec quatre autres familles tourdumondistes se retrouvant ici par le plus grand des hasards. Vive les blogs par lesquels nous nous étions rencontrés virtuellement, et reconnaissons que Bangkok a eu tout cela de bon. (Le blog de Sarah nous avait présentés : Le tour du monde à 80 cm, baskets et sac à dos, un monde de Gnous, le Voyage de Miles)
Attendrons nous pour autant avec impatience d’être au alentours du 17 décembre, date à laquelle nous devrons revenir ici prendre l’avion ?

Où sont les Thaïlandais ?

Suite à notre article sur nos déceptions culinaires, certains d’entre vous nous conseillent d’aller manger chez l’habitant. Oui mais voila …

À Bangkok, nous avons pensé que c’était normal, nous étions à la capitale. C’est vrai qu’à Paris aussi il peut sembler difficile de trouver un vrai Parisien.

À Khao Sok, nous étions en pleine jungle. Nous avons pensé qu’après tout, si tout n’avait pas été organisé pour les touristes, nous n’aurions peut être pas la chance nous non plus de pouvoir nous retrouver au milieu de ces paysages extraordinaires. Alors que le petit village au bord du parc national ne comprenne que des huttes-hôtel et des boutiques de massages pouvait se comprendre … Que le village flottant en plein cœur du lac n’ait été construit que pour les touristes les plus téméraires nous avait finalement bien arrangé, reconnaissons-le …

À Railay, nous avons voulu goûter à la plage. Nous avions d’office éliminé les Phuket certainement trop bondée, Ko Phi Phi trop connue pour ses full moon party, ou autre baie de Phang-Nga et sa fameuse James Bond Island… Et pourtant, ici aussi nous nous sommes retrouvés entre nous hélas. J’entends par là entre touristes. Entre toutous pourrais-je presque dire, trimballés de minibus en bus VIP quasiment sans comprendre ce qui nous arrivait. Certes l’éventail du catalogue est large et plaisant, allant du bungalow pour hippies à l’hôtel pour millionnaires sur « la plus belle plage du monde ». La communauté touristique probablement assez internationale, quoi que très européenne, aurait pu nous intéresser si nous avions été curieux de rencontrer les sosies de Brad Pitt ou de Lara Kroft. Mais tout cela ne nous offrait encore une fois pas la possibilité de découvrir l’autochtone…

Alors la Thaïlande est elle un énorme parc touristique ayant vendu son âme pour le plus grand plaisir des plus privilégiés de la planète ? Ou bien n’avons nous pas su passer entre les mailles du filet pour voyager plus intelligemment, et aller à leur rencontre ? Nous avions pourtant réussi en Inde, cela ne peut donc pas tenir qu’à nous …

A la recherche de la salade thaï

Dans la liste des idées reçues sur la Thaïlande, beaucoup d’entre vous nous ont parlé de la nourriture. Certains connaissent le pays, d’autres connaissent les restaus thaïlandais de France. Aladin faisait partie de ces derniers, et n’hésitait pas à partir en scooter à Belleville à 11h du soir pour le plaisir de savourer une salade thaï bœuf citronnelle sur un coup de tête. Aussi se réjouissait il ici de pouvoir en manger matin midi et soir.

Et pourtant, après plus de 2 semaines passées dans le pays, aucune salade ici n’atteint la perfection de celles de Belleville. Ne parlons pas de la qualité de la viande, qui peut se comprendre. Mais toutes les premières salades goutées n’avaient rien de thaï. Une très pâle copie adaptée au Touriste, mayonnaise remplaçant la citronnelle, et ketchup remplaçant la coriandre. Nous avons compris par la suite que « les touristes n’aimaient pas ça ». Alors bien sûr la spicy thaï salad réussit mieux à satisfaire les papilles d’Aladin, dès lors qu’il accepta d’arrêter de comparer avec Belleville.
Mais au risque de vous décevoir, voire de vous choquer, nous avons été très déçus par la nourriture ici. Pas de poulet citronnelle recommandé par Alice (qui serait peut être dans le même cas qu’Aladin si elle venait en Thaïlande…), des brochettes à tous les coins de rue, certes, mais rarement de bonne qualité, sauf si on aime le gras, des fried vegetable dont nous n’avons jamais su réellement comprendre s’ils étaient surgelés ou non, ce qui n’est pas bon signe …

Si nous pouvons comprendre que la cuisine exotique s’adapte à sa clientèle, nous ne comprenons pas pourquoi les restaus thaï sont si bons en France en ayant dû s’adapter à nos papilles, et si mauvais en Thaïlande lorsqu’ils pensent bon s’adapter aux touristes … ?