Tour touristique en Indonésie

Cet article est un « racontar » d’Emilie, spéciale guest de la redaction.

En voyage, il y a des choses qu’on a du mal à éviter. Et parmi celles-ci, il y a, bien sur, le bain de touristes. En général j’en suis assez friande. C’est toujours l’occasion de voir du monde dans tous les sens du terme.
C’est aujourd’hui qu’on s’y colle en Famille.
Enfin presque parce que le sage Aladin a déclaré forfait. Il a préféré rester à la maison pour s’occuper du Benjamin de la famille, son petit dernier, le fameux quadrimoteur à hélices souples et vertes.
Nous sommes donc partis entre filles affronter les foules en foulards que constitue la grande majorité de ce pays. Et bien nous n’avons pas été déçues. Entre les averses tropicales, nous avons pu nous baigner dignement dans la masse colorée.
Le temple bouddhique noir sur fond de ciel gris s’est teinté de jolies tâches colorées des capes de pluies, parapluies et autres objets étanches que nous avions tous, nous, touristes, choisi de porter aujourd’hui.
L’ascension fût ralentie aisée mais ralentie par les fameux bouchons Indonésiens que l’on a retrouvés également entre piétons dès le bas des escaliers.
Au sommet, l’ambiance était festive et la vue magnifique malgré la vilaine lumière blanche.
Nous avons pu gouter, souvent et longuement, à une bien étrange coutume locale qui consiste à se prendre en photos avec des touristes européennes.
Nous voilà bonnes pour décorer les Facebook et autre réseaux sociaux Indonésiens en nombre. Indira s’est même trouvé un prétendant en t-shirt bleu, bien évidemment plus petit qu’elle.
Après le déjeuner, seconde série de temples, Hindouistes cette fois. Même scénario que précédemment:
Queue pour entrer
Balade entre les masses de pierres taillées aux figurines dansantes ou méditantes
Photos de groupe dans lesquels nous sommes le centre d’intérêt
Tentative « d’abritage » quand l’averse arrive
Retour trempées à la voiture 1h30 après être rentrées
Ce soir c’est Noël et pour nous ce soir c’est maintenant. Je vous laisse donc pour aller manger mon camembert de Noël avec mes amis du tour du monde
Aladin, Jérômine, Indira, Athéna et Venus
Joyeux noel à tous !!!!

Vénus photographe

A Malang, nous sommes allées avec Vénus voir le marché aux oiseaux. Je lui ai laissé l’appareil photo afin qu’elle vous raconte en image ce qui l’a intéressée. Certaines images se retrouvent dans la galerie « tout ce qu’on aurait aimé rapporté », car hélas les oiseaux, ni même les poussins colorés n’ont de passeport pour pouvoir voyager avec nous 😉

 

On a vu le Borobudur !!

Enfin, on a essayé de le voir, parce qu’il y avait beaucoup de monde…

Et puis après on est allés voir le Prambanan sur le chemin du retour. Mais la lumière était vraiment sans intérêt… Alors je me suis dit que j’avais eu mon quota de temple pour cette année. Et puis passer après Angkor n’est pas choses aisée !

Un dessert thaïe par Safia

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Avez-vous déjà goûter un désert thaïlandais traditionnel ?
Il y a peu de temps, j’ai préparé un dessert thaïlandais traditionnel, à base de mangue,ananas,citron vert et d’autres fruits venant de Thaïlande.

RECETTE
Ingrédients :
– 450g de mangue coupe en tranche
– 25cl de lait de coco
– 25cl de jus d’ ananas
– le zeste d’1/2 citron vert
– 1yaourt velouté
– Noix de coco râpe (décor)

PRÉPARATION

Couper la mangue en tranche puis râper le citron vert. en zestes.

Mélanger le yaourt velouté avec le lait de Coco.

Ajouter le jus d’ananas dans le mélange du lait de coco et yaourt velouté.

Verser dans le mixeur les tranches de mangue, le mélange lait de coco, jus d’ ananas et yaourt velouté et le zeste de citron vert puis mixer.

Verser dans de grands verres puis déguster! Moi, je me suis régalée!
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« Les insectes en Thaïlande » par Typhaine Delcroix

ImageLe saviez-vous ?

  En Thaïlande, on trouve toutes sortes d’insectes à manger car ils contiennent des vitamines, en particulier du fer et du zinc, des protéines et de l’eau. On en trouve un peu partout, dans les marchés par exemple. On en mange cuits ou crus. Mais les plus mangés sont cuits. Les insectes sont cuits en friture.

 Les plus consommés sont : les criquets, les fourmis, les blattes(cafards d’eau), les scorpions, les mygales, les larves,…

Les moins consommés sont : les papillons, les scarabées, les chenilles, les mille-pattes,…

 

Si cela vous a donné envie d’y goûter, ou pour les amateurs,rendez-vous :

 »Le festin nu »

10, rue de la fontaine

75018

Paris

On a bien fait de prendre une voiture …

Cet article est un « racontar » d’Emilie, spéciale guest de la rédaction
Oui on a bien fait !
500 kilomètres sont parfois long à parcourir
En Indonésie, ça l’est encore plus.
Nous sommes partis à 9h30 du matin frais et vaillants et nous sommes arrivés à 4h30 du matin moins frais et encore moins vaillants.
Bon.
Il pleuvait quand nous sommes partis et il pleuvait encore quand nous sommes arrivés. 19h de route sous l’eau et les bouchons.
Bon.
Quand nous avons vu le 7 places à air conditionné si confortable, nous nous sommes dit que nous avions bien fait de louer une voiture.
Toutes les valises étaient bien installées et nous également. Même le camembert de Noël avait trouvé une place acceptable : accroché au rétroviseur passager dans plusieurs sacs plastiques locaux.
Oh mais oui, j’ai oublié de vous dire. J’ai préparé un petit Noël français pour la famille en vadrouille. Au programme : saucisson, chocolat, bordeaux et…. camembert !
Mais le truc avec le camembert c’est qu’il peut être odorant. Voire très. A Bogor j’ai tenté de le cacher dans le coffre fort de la chambre semi-luxe puis sur la fenêtre, puis dans l’eau. Le room service mettait des petits déodorants à chacun de leurs nombreux passage mais rien n’y faisait. L’odeur persistait.
Alors quand Aladin a commencé à incriminer certaine partie de son anatomie pour expliquer l’odeur, j’ai du avouer… Ma valise sentait le fromage!
Ensemble on est toujours plus malin et nous avons alors trouvé un frigidaire où déposer pour la nuit avant le départ, l’objet puant.
Ce matin afin d’éviter toute gène nous l’avons pendu dans un sac plastique au rétroviseur de la voiture. Et c’est ainsi que nous avons débuté le voyage.
On nous avait prévenu.
Normaly, it’s 12h but we can’t promise. Le ton était donné.
Au premier bouchon on ne s’est pas inquiété. Au second non plus. C’est quand il a fallu prendre un itinéraire bis et s’enfuir de l’autoroute qu’on s’est dit qu’on avait bien fait de prendre une voiture parce que dans un bus !
Et puis la route sous la pluie ça aide à la rêverie.
Les petits détails des jours précédent reviennent en bulles qui se disloquent lentement au grès des nid de poules.
On avance doucement mais on avance.
A ma gauche une plantation de thé puis une rizière.
Ma première toute première plantation de thé, ma toute première rizière.
Vite il faut faire un voeux !
Comme on a bien fait de prendre une voiture on voit du paysage !
A ma droite, Jérômine.
Comment fait-elle? Elle avale les kilomètres douloureux sans bouger. Elle n’a jamais faim. Elle n’a jamais soif. Si elle a besoin d’aller au toilette, elle attend qu’on s’arrête. Venus lui marche dessus et elle sourit doucement. Ses filles s’agitent elle grogne à peine. Rien ne semble l’énerver.
Comment fait-elle ? Est-elle une réincarnation de Boudha ? Pourquoi rien ne l’ébranle ? ça fera bientôt 30 ans que je me pose la question, que je l’observe, que je tente d’apprendre. ça ne vient pas. Aucun calme en moi face à mes besoins physiques. La faim m’énerve, le manque de sommeil m’effraie et je vais au toilette toutes les deux heures. Putain déjà 12h de voyage !
Merci à la playlist d’Aladin de m’aider dans cette épreuve. Avec une reconnaissance toute particulière pour Tower of Power et Sly Stone. Oh grande joie qu’ils m’accompagnent de Trafic Jam en Mosquée et de Rizière en échoppes colorées.
On a bien fait de prendre une voiture !
Quel monde sur cette route ! Jamais une pause, jamais un espace de simple campagne. Des bouchons, des 2 roues, des camions à l’infini et sur le bord les échoppes se succèdent sans discontinuer : restaurant, salon de coiffure, épicerie en tout genre, garagistes, restaurant, tailleur et ainsi de suite.
Je connais déjà cette route. Je l’ai rencontrée entre Abidjan et Abobo, Dakar et Saint Louis, Marrakech et Ouarzazate.  Quelle que soit la couleur de la terre, quelle que soit l’épaisseur de la végétation, sur cette route qui relie les hommes, ils se croisent, s’alimentent et s’habillent.
Il est 20h. On s’arrête pour manger.
Yogjakarta nous attend dans 200 kilomètres de nuit noire.
On continue, on avance, on a plus le choix.
Et puis d’un coup.
Comme ça le chauffeur annonce vers minuit 30 : We are almost arrive
Le soulagement est palpable dans l’habitacle qui même privé de camembert commence pourtant à répandre une odeur de fermentation.
Oh comme on a bien fait de prendre une voiture!
Mais c’est alors que c’est arrivé !
Forcément avec toute cette eau venue du ciel il fallait bien qu’on finisse par tomber dessus. J’avais déjà connu ça en Afrique à la saison des pluies mais je pensais bêtement qu’ici on y échapperait et bien non !
A Minuit 30 et à moins de 20kilomètres de Yogja, un lac s’étend au milieu de la route.
Un vrai lac rempli d’automobiles en perdition et de cirés colorés tentant de récupérer des bagages survivants.
C’est dans ces moments de petites solitudes que la vie nous offre des propositions de réconciliation avec elle. Dans notre cas, cette proposition vint d’un habitant du coin qui nous guida avec sa Yamaha sur le fameux itinéraire bis. Le bienveillant bison futé indonésien nous fit profiter des petites routes de rizières inondées de grenouilles chantant et de groupe d’hommes faisant la manche sous des capes de pluies au milieu de la nuit pour …….. l’entretien des routes.
Ah bon !!!!
On a bien fait de prendre une voiture avec chauffeur !
Au bout du bis, le conducteur de la Yamaha nous remit sur le droit chemin.
Par la fenêtre nous lui avons tendu un billet.
Est-ce le geste ou l’odeur du camembert qui le fit reculer ? Nous ne saurons jamais.
Nous lui dîmes : Terimakaci ! (merci)
Il ne dit pas : Sama sama ( de rien)
Pourquoi ? Nous ne le saurons jamais  non plus
Mais nous le remercions du fond du cœur.
A 4h30 notre hôtel était en pleine préparation du petit déjeuner et nous avons regagné nos chambres avec beaucoup d’enthousiasme.
Je m’inquièterai demain matin de savoir ou est passé l’odorant Typicaly French Cheese !

Le cousin du Cambodge

Métraglob et Drôle de tête étaient bien surpris de croiser un de leurs cousins dans les couloirs de l’hôtel de Bogor, en Indonésie. En voyage actuellement, cousin Elephant faisait le même parcours, puisqu’il arrivait lui-même du Cambodge.  En revanche, il devait hélas rejoindre la France quelques jours plus tard. Metraglob a bien essayé de le convaincre de venir dans sa classe, Nadia aurait été trop contente d’accueillir un éléphant, c’est sûr ! Mais hélas son programme était déjà établi, et cousin Eléphant avait prévu d’aller finir ses jours à Fontainebleau, bien au calme dans la forêt… Espérons que nous continuerons à avoir de ses nouvelles !

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Le benjamin de la famille

En Indonésie, outre Didier et Marie-Palma que nous retrouvons après une semaine de pause, nous avons en spécial guest notre amie Émilie.
Et quand Émilie voyage, elle raconte ses journées à travers ses « racontars ».
La vidéo que vous allez voir est donc une mise en image par Aladin, du premier racontar d’Emilie, qui nous retrouvait après vingt-quatre heures de voyage. Les photos et la voix sont celles d’Emilie. Un peu de fraicheur dans l’équipe de la rédaction !

Un pays historique en reconstruction.

A propos de notre propre voyage au Cambodge nous pourrions parler de « Lux And roots »
Un lux relatif bien sûr, mais une amélioration certaine dans notre confort puisque nous étions avec les grands parents. Ce qui nous a permis du coup d’apprécier la qualité de services d’un pays pourtant émergeant, et en mutation. Le repos moral d’avoir un minibus privatisé, le plaisir des plus grands hôtels beaux et confortables s’alliaient en bon dosage à une authenticité plaisante nous faisant découvrir une jungle si variée, la campagne et ses traditions ou encore une île si déserte qu’on n’y a rencontré ni Robinson ni Vendredi …

A propos du pays lui même, nous avons vraiment été marqués par ses traces ou cicatrices historiques. Des temples d’Angkor à la douloureuse période des khmers rouges, nous avons pris conscience de ce qu’est un héritage historique, et des marques qu’il peut laisser, qu’elles soient le témoin d’une grandeur passée, ou d’une cruauté incompréhensible. Nous avons ainsi mieux compris et cerné l’enjeu de la reconstruction de ce pays surnommé la perle de l’Asie il n’y a pas si longtemps.
Les associations y jouent un rôle important, comme nous pressentions avant d’arriver. Par ailleurs le retour de la diaspora nous a surpris, et permis de mieux réaliser cette histoire récente en discutant avec des franco-khmers.

Pour ces différentes raisons, le Cambodge restera sûrement un pays à part dans notre souvenir.

Les Khmers Rouges

Avant d’arriver au Cambodge, nous n’avions jamais entendu parler des khmers, rouges ou autres.
Si nous n’entrerons pas savamment dans le détail de la couleur rouge, nous sommes maintenant capables de vous raconter un peu ce que nous avons appris sur les Khmers Rouges.

De 75 à 79, les khmers rouges envahissaient le Cambodge de manière horrifiante. Ça parait loin comme ça, mais penser que Maman avait de 4 à 8 ans, montre que cette période désolante est relativement récente. Pour ne pas attirer les armées étrangères, ils se sont débrouillés  pour éloigner le roi et faire reconnaître le pays comme une démocratie par la communauté internationale. Oh que non, ce n’est pas la ce qu’ils voulaient, mais cela leur permettait de torturer leur peuple, à l’abris des regards mondiaux. Leur but étant d’égaliser la population cambodgienne à un statut rural.

Pour accomplir leur but, ils avaient décidé de supprimer sauvagement tous les instruits, ceux qui portaient des lunettes, ceux qui parlaient une langue étrangère, les intellectuels, les lettrés et tous ces gens qui semblaient intelligents. Les khmers rouges en étaient eux mêmes mais ne supportaient pas que les soumis en soient, inquiets de les imaginer capables de lutter contre leur dictature sanglante.

A Phnom Penh, Fabrice (notre accompagnateur Tokae) nous a emmenés dans un lieu important aux yeux de cette horrible période, l’ancien camp appelé S21. On y a appris que principalement des Khmers Rouges traitres y étaient enfermés et torturés. Traître est un bien grand mot car très peu en étaient, mais dès l’instant qu’un khmer rouge juge un autre comme étant traître, même sans preuve valable, celui-ci se trouvait enfermé et n’avait après ça aucune chance de sortir vivant. Ils ont laissé des cellules comme elles étaient avant. Toutes les photos des morts, les traces de meurtres, les menottes, des documents, des machines, tout cela n’a pas été bougé depuis 40 ans ou a été replacé pour le musée qu’est S21 maintenant.

Sarom nous a permis également de mieux comprendre cette période.

Sarom est né en 1979 alors qu’une partie de sa famille s’enfuyait vers la Thaïlande laissant ses plus grands frères devenus Khmers rouges. Après 3 ans de camp de réfugiés thaïlandais, Sarom, ses parents et son petit frère furent envoyés aléatoirement en France par l’ONU. Jusqu’à ses 30 ans, il vécu à Lyon avec sa famille pour ensuite décider de retourner au Cambodge et en apprendre plus sur la mauvaise période du pays et son histoire personnelle. Estimant qu’il en connaissait suffisamment sur son pays, il devint guide à Battambang.

Nous avons trouvé que l’acte de Sarom est encourageant pour la reconstruction et la réconciliation du Cambodge.