Le Chili et sa beauté aventurière.

Au Chili, nous nous souvenons du premier passage où nous sommes restés dix beaux jours à Valparaiso… qui a brûlé un mois et demi plus tard… Cette ville était magique mais nous donnait une image un peu pauvre et désordonnée du Chili. Nous arrivions d’Asie et avons eu du mal à nous faire à ce nouveau standing. Un coût de la vie beaucoup plus élevé pour un confort de logement nettement inférieur, et une qualité alimentaire plus que surprenante, pour ne pas dire décevante. Nous y avons tout de suite ressenti des standards plus européens, et un pays en situation économique difficile. Nous y sommes revenus un mois et demi plus tard pour nous retrouver à San Pedro d’Atacama après avoir traversé l’Argentine, l’Uruguay et le Brésil. Et tout comme lors de notre deuxième passage en Argentine, notre opinion a complètement changé. Un décor désertique, agréable et serein dans lequel était plantée une petite ville touristique. C’est ici que le Chili nous apparu enfin comme une beauté, et même Valparaiso qui avait ses défauts était vraiment magnifique. Le Chili, ou la beauté aventurière ! Ces paysages si beaux mais pas toujours faciles à vivre nous firent bien sûr regretter de ne pas avoir exploré le pays jusqu’à sa pointe australe. Loger au milieu du désert d’Atacama est certes merveilleux mais la consommation d’eau très surveillée, le froid, les nombreuses importations ne font pas de San Pedro une ville immortelle et y vivre est bien moins facile que de s’allonger sur le canapé d’un hôtel. Nous garderons un profond attachement pour les chiliens que nous avons rencontrés, qui ont en eux la force de caractère que leur procure la beauté de leur pays !

 

 

Metraglob dans le salar

 

Metraglob n’en croyait pas ses yeux en arrivant dans le Salar d’Uyuni, en Bolivie :

Il pensait voir de la neige à perte de vue, mais lorsqu’il approcha de ces petits tas blancs pour faire un bonhomme de neige, elle n’était pas froide, ne fondait pas… et était salée !! Mais oui, c’était une immense étendue de sel qui s’étendait devant lui à perte de vue ! Ca alors ! Il pouvait marcher dessus, et même s’allonger sur un petit tas pointu, presque aussi douillet qu’un tas de sable. Il parait que la croute de sel est tellement dure, qu’on peut même construire des maisons avec !! Vénus a eu la chance de dormir dans un hôtel en sel ! Tu imagines, des murs en sel, un lit en sel, des décorations en sel ! C’était trop joli …

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La technique de la bande dessinée

Damien nous révèle les étapes du travail que représente la création d’une bande dessinée.

De nos jours, la BD est en pleine mutation de nouvelles formes apparaissent qui s’affranchissent des cases et offrent une liberté de création non bornée.

Un dessinateur travaille avec une économie de matériel : du papier, un crayon / stylo et bien sûr du talent à revendre. « Croquer » les gens nécessite une empathie et de prendre le temps d’observer, de respecter l’autre, de gagner la confiance…

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En route pour le Brésil avec Damien Roudeau

Aujourd’hui nous avons accueilli Damien Roudeau, dessinateur et reporter graphique qui a rejoint ARGOS depuis deux ans.

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Damien Roudeau nous présente son travail

Il nous a présenté ses différentes réalisations, qui nous ont suscité l’admiration de tous. Damien croque le monde et ceux qui en sont peut-être le plus souvent oubliés du bout de son crayon. Ses reportages dessinés sur les sans abris, sur les compagnons du partage, sur les roms de Montreuil, portent un regard aigu et respectueux sur ceux qui sont à la marge. Il est venu nous expliquer sa façon de travailler, toujours un carnet à la main pour dessiner, et un autre carnet pour prendre des notes. Pour le découvrir , suivez le lien :

http://www.lesyeuxdanslemonde.org/membre/damien-roudeau

 

La maison de terre

Après avoir visité la maison de bouteilles en Argentine, nous avons eu la chance d’assister à la construction de maison en terre au Chili. Vous l’avez déjà découvert dans nos dernières vidéo, mais nous voulions vous en faire part un peu plus précisément en photo. Nous ne savons pas si cette construction est traditionnelle de la région. D’où vient la technique, la forme, nous ne savons pas. Mais nous avons compris que tout ici est bien sûr écologique, et intelligent. La maison parait basse vue de l’extérieure, mais le sol est en fait creusé, la maison est donc deux fois plus haute lorsqu’on est à l’intérieur. La terre extraite du sol permet, une fois mélangée à de la paille, d’avoir la matière pour monter les murs. On peut mettre de pneus dans les murs, ou encore de vieux habits à l’intérieur de la terre, qui serviront également d’isolation. Par sa situation semi enterrée, la maison est bien isolée des nuits froides et des journées chaudes. Bien sûr, la terre permet de passer les câbles nécessaires à l’électricité par exemple. Aurora cueillera ensuite les branches nécessaires pour le toit, qu’elle recouvrira de terre séchée.

La cuisine, ouverte, est dans une pièce à part, donc les murs ont été, eux incrustés de fond de bouteille, tels des carreaux de verre. Et les pneus forment les fenêtres, ouvertes et rondes.

Nous avons tout de suite eu envie de reconstruire la maison bretonne d’Aladin avec cette méthode… Mais bien sûr, les climats ne sont pas les mêmes, le désert d’Atacama étant la région la plus aride du monde ! 😉 A nous d’explorer des méthodes similaires et adaptées à nos climats au retour, ça existe forcément !!