Au brésil, beauté et insouciance.

Du brésil nous n’avons vu qu’une infime partie : le sud principalement, et au pas de course. Difficile dans ces conditions bien sûr d’en faire un réel bilan. Il s’agit donc comme pour les autres pays de faire notre bilan, et le point sur les idées reçues que nous en avions. Et pour une fois, les belles images que nous avions du Brésil ont été un peu démontées. Si le pays est en effet des plus métissés, il semblerait par exemple que le mélange ne soit pas si simple et magique qu’il y paraisse, à moins de rester à sa place. Si le foot est bien omniprésent, nous attendons de voir comment se déroulera la coupe du monde. Les stades et infrastructures prévus n’étant parait il pas au point, comme nous l’a directement annoncé le chauffeur de taxi de porto Alegre. On a bien compris que pour l’instant les travaux rament et qu’il va falloir être efficace pour accueillir tout ce monde !

N’empêche, l’accueil de nos amis à Sao Paulo, le clou du spectacle, nous a ouvert les yeux sur l’insécurité du Brésil mais également confortés sur l’ambiance fiesta que nous imaginions. Nous y avons découvert le fabuleux carnaval de Sao Paulo, certainement l’égal de celui de Rio, même si nous n’avons profité que des défilés de rues, (les blocos) l’ambiance nous a bien captivés !

Par ailleurs, le séjour chez Dida bien que trop court restera un moment fort de notre voyage brésilien. Nous avons été surpris de découvrir des paysages et un climat qui par certains aspects nous rappelaient la France. Et nous avons surtout été heureux de rencontrer des gens investis et engagés pour le bien être de leur région et de ses habitants.

Mais surtout, surtout, nous avons découvert Rio et toute sa splendeur ! Dire que nous avons failli passer à côté de la plus belle ville du monde parce qu’à force de ne la voir qu’à travers la photo du Christ, Jérômine pensait que toute la ville était moche. Voilà une idée reçue levée, fort heureusement !

On arrive en Bolivie !!!

Nous attendons la Bolivie avec impatience ! Non seulement parce que c’est le pays le moins cher de l’Amérique du sud, ce qui fera vraiment du bien à notre budget (sans pour autant atteindre le record de l’Iinde) mais aussi pare que, sans le savoir, c’est le rêve de Jéromine. Jéromine rêve d’aller au Pérou depuis son enfance, mais en voyageant ici, tout le monde lui dit qu’elle trouvera en Bolivie ce qu’elle attend :
Une culture andine des plus dépaysante : hauts plateaux, culture indigène et traditionnelle encore très présente. Les femmes en chapeau melon couvrant deux longues tresses, jupes plissées sur collants bien chauds, emmitouflées dans un tissu coloré et menant un troupeau de lamas, ne font pas exception. Nous imaginons les lamas se promenant sur des prairies vertes contrastant avec des paysages désertiques de par leur altitude.

C’est en effet un pays très haut (on est constamment entre le Pic du Midi et le Mont Blanc, et on frôle aisément les 6 000). Nous espérons ne pas être gênés par le mal des montagnes, mais nous avons surtout peur d’avoir froid, et avons dévalisé San Pedro de Atacama de ses pulls chaussettes et blousons en laine de lama… produits en Bolivie… Mais il fallait bien s’équiper avant d’y arriver. Nous ne trouverons pas la mer en Bolivie, mais le lac titicaca, le plus grand lac d’altitude du monde.

Pour une fois, et sans savoir pourquoi, nous connaissons le nom du président: Evo Morales. Défenseur des droits des indigènes, il promet également de s’occuper du trafique de cocaïne dans son pays. Sans pour autant arrêter la culture de la coca, feuille mâchée traditionnellement pour se donner du tonus, et résister justement aux problèmes liés à l’altitude.

La maison de bouteilles

Cet article est dédicacé à Anne-Sophie Novel, avec qui j’ai tant de plaisir à faire la rubrique DIY du magazine Kaizen !

 

À Puerto Iguazu, nous avons visité la Maison de Bouteilles. Construite par Alberto dans le but de sensibiliser les Argentins au recyclage des déchets, elle est ouverte à tous, tous les jours.

Nous avons été impressionnées par la prouesse Indi et moi. On dirait qu’Alberto est un adepte du DIY ! Nous ne rentrerons pas ici dans les détails techniques, mais avons pensé qu’une serre en bouteilles au jardin partagé de notre quartier serait un bon chantier à faire au retour ! En plus du Projet Morrinho alors 😉

 

Rio la bohème

Cet article a été écrit à six mains. Les parties en italique sont écrites par Athéna et Indira.

Notre coup de foudre pour Rio ne s’arrête pas à ses vues cartes postales : corcovado, ipanema, pain de sucre que nous avons eu tant de plaisir à découvrir.
Il y a aussi le Rio Bohême qui nous a accueillis dès le premier jour. En haut de l’escalier Selaron entièrement revêtu de mosaïque rouge, la Casa da Gente nous ouvrait ses portes dans le quartier de Santa Teresa, plantant le décors : tableaux et statuettes art´recup, jardin terrasse avec vue sur le centro, petit dej´ bio de qualité. Et encore une fois, Santa Teresa nous rappela notre quartier (toute proportion gardée), avec sa lutte pour récupérer le tramway en réparation depuis deux ans, ses boutiques bohèmes d’artisans locaux, ses mélanges de population de petits pavillons d’artistes aux favelas non moins artistiques.
Nous avons d’ailleurs visité la favela Pereira Morrinho, accompagnées par Raphaël, guide brésilien francophone, expert en urbanisation et non moins expert en luttes sociales. Nous voulions compléter notre connaissance sur les quartiers pauvres, près de six mois après notre visite à Dharavi.
Les favelas connaissent un programme de pacification depuis une petite dizaine d’années, et il est donc maintenant possible pour nous d’en visiter, voire même d’habiter dans certaines d’entre elles.

Pendant la visite guidée, on a traversé les rues de la ville, dans la profondeur, elles étaient assez désertes et pas très chaleureuses. J’ai donc été poussée dans la pensée que c’était la Favela, même si ce n’était pas certain. Cependant une fois arrivées enfin dans le quartier pauvre, tout a beaucoup contrasté : la favela était bien plus propre et semblait toute neuve, malgré ses petites ruelles. Les maisons étaient toutes bétonnées, il y avait des caniveaux, des fenêtre neuves, des poteaux d’électricité et des petites épiceries, rien de plus normal. Or, on retrouvait quand même cette vieille ambiance de désertitude et de manque d’argent.

En avançant dans les ruelles on comprenait facilement que le quartier était installé sur la flanc d’une colline de Rio. De temps à autres on tombait sur de petits temples hauts comme une maison de poupée qui renfermaient plusieurs dieux et déesses de différentes religions et modelés à la main par un artisan du coin. C’est aussi en descendant que nous retrouvions légèrement l’atmosphère de Dharavi : l’odeur d’abandon de la nature nous montait au nez et les déchets trainaient par terre, sans non plus les montagnes de plastiques et de déchets de Dhravi. Les toits n’étaient plus en béton mais en tôles ondulées et certains murs étaient en tissus, comme si nous étions passés des quartiers riches aux quartiers pauvres de la Favela. Cependant au bas de la colline on trouvait plus d’artisanat, des murs étaient décorés par des fonds de bouteilles en plastique, peintes ou non. C’est tout en bas que nous sommes tombés sur le merveilleux projet de Morrinho.

Bien évidemment, nous ne nous imaginions pas avoir une si belle vue depuis les rues de cette favela, mais nous nous imaginions encore moins voir ce que nous avons vu : le projet Morrinho. Nous avons eu l’impression d’arriver au cœur de France miniature, mais version Rio. Rio miniature si vous préférez. Des dizaines de briques de toutes sortes tassées ingénieusement sur une petite colline de la favela. Avec des guirlandes qui servent de lampadaires miniatures, quand la nuit arrive. Guirlandes = coloré, mais les briques elles-mêmes étaient peintes en des milliers de couleurs, et donnaient un air chaleureux et festif. Rio miniature, avec des personnages en lego qui traversaient les rues de cette ville.

Au départ, ce projet n’était pas un projet, mais une simple occupation des enfants de la favela. Ils s’amusaient à créer de petites maisons pour les personnages en lego qu’ils avaient faits. Petit à petit, un quartier s’est créé, une ville. Avec le corcovado, les téléphériques, et le pain de sucre plus ou moins fidèles à la réalité. Evidemment, nous étions étonnées, émerveillées. Plusieurs touristes qui visitaient comme nous cette favela, sont tombés nez à nez avec cette merveille colorée. Et des journalistes, aussi. Eux se sont chargés de faire connaître cette création. Grace à ces journalistes talentueux, le projet a voyagé dans le monde, Paris, New York, Barcelone. Les enfants les plus investis ont eu le droit à un voyage de mérite, dans l’unique but de démontrer le projet à d’autres personnes dans le monde. Ils n’avaient que quelques jours pour refaire une seconde ville miniature dans la ville de la destination, car le projet Morrinho lui même ne voyage pas. Chaque exposition est donc unique, et augmente ainsi la richesse du projet Morrinho original !

 

Métraglob et Drole de tête ont plein de copains !

 » Chers amis: les Métr’acteurs sont heureux de vous présenter leur progéniture qui viennent tenir compagnie à Métraglob et Drôle de tête…..
Voici quelques échantillons, les autres (27 en tout) sont du même tonneau……
Un grand moment de bonheur dans l’atelier-ruche ce matin avec une dizaine de mamans (!) en action (2 machines à coudre et plein de petites mains)
Les enfants sont hyper contents……
Il ne reste plus qu’à baptiser les doudous…… on s’y attèle jeudi et vendredi.
Au plaisir ……
Nadia »

Voilà le courrier que nous recevions en plein désert d’atacama ! Quel bonheur pour Metraglob et Drôle de Tête de savoir que tant de copains les attendront désormais à leur retour !
Les metrac’teurs sont de vrais artistes ! Mais que feront ils avec tous ces doudous ? On le saura bientôt sûrement …

20140410-125343.jpg

20140410-125400.jpg

20140410-125411.jpg

20140410-125427.jpg

L’Australie, surprenante par nature

Nous nous apercevons soudainement en lisant les articles du collège Travail sur l’Australie, que nous n’avions par fait notre bilan sur notre séjour là bas …

Avec l’appréhension que nous avions avant d’aller sur cette île lointaine, il n’est pas très étonnant que nous ayons été agréablement surpris ! Nous ne parlerons pas d’argent en permanence, mais nous pouvons quand même annoncer que, si la vie australienne est incomparablement plus chère que la vie indienne, on peut néanmoins passer un séjour sympa sans revenir plumé. Bon, si Aladin avait tenu sa résolution d’arrêter de fumer, on s’en serait encore mieux tiré c’est sûr …

En dehors de ça, on a aimé être surpris par l’Australie. Certes on savait que la nature était présente, mais on ne s’attendait pas à croiser tant d’animaux, tous les jours ou presque nous avons vu un animal différent, plus que partout ailleurs depuis le début su voyage. Pour un pays des plus « développés », c’était une bonne surprise. J’ai également été étonnée par moi-même : moi qui n’aime pas photographier les paysages, j’ai eu plaisir à le faire tout au long du séjour, sans me forcer; sans pour autant me trouver une nouvelle vocation… Ce rapport à la nature nous a pris par surprise : nous ne nous attendions pas au départ de notre voyage à manquer de wifi en Australie, ni même à nous retrouver sans eau ni électricité dans ce pays. Si l’on peut facilement camper partout, c’est sans eau courante ni électricité dans les parcs nationaux les plus reculés … Ici, on ne rigole pas avec la nature. Tant sur les plages de Sydney où un micro nous rappelle à l’ordre dès qu’on trempe un doigt de pied sous le panneau baignades interdites, qu’en haut des Barrington top où la température baissa de probablement une bonne dizaine de degrés, et où nous étions donc finalement contents de ne pas trouver le camping annoncé !

Nous garderons donc un souvenir de pleine nature de notre séjour, ponctué néanmoins de rencontres humaines également mémorables, comme le partage de la fête nationale célébrée en bord de plage dans un camping bondé nous offrant un panaché parait il représentatif de l’éventail autochtone.

Quel courage Drôle de tête !

Drôle de tête ne s’attendait pas à trouver des cactus en Argentine, elle pensait qu’elle devrait attendre le Mexique ! Elle était si contente qu’elle a osé aller faire des photos avec les plus beaux d’entre eux. IL y en avait de toutes sortes, et chacun a laissé quelques épines dans la robe de Drôle de Tête.  La séance a été tout de même assez douloureuse !

Metraglob et Drôle de tête ont un fils !

Il s’appelle Dragsong, en souvenir du petit marché de Paksong, sur le Plateau de Bolovens. Une gestation assez longue cette fois-ci, puisqu’il a donc été conçu au Laos. C’est un dragon un peu brinquebalant et rafistolé qui a vu le jour en Argentine. Avec sa robe typiquement Lao, et ses ailes venues tout droit de l’Himalaya, on sent des parents voyageurs. En tout cas, sa grande sœur indienne se sent moins seule maintenant. Et il parait que bientôt il aura plein de cousins qui sont en train de voir le jour dans la classe de Nadia ! Y aura-t-il un air de famille ? Quelle fête ce sera au retour en tout cas !dej14-tdm13-num-16 dej14-tdm13-num-26

Metraglob à Rio

A peine arrivé à Rio, Metraglob s’est fait de bons amis ! Non, ça n’était plus le carnaval, mais ils étaient comme ça, tout simplement. Un peu de bric, un peu de broc, et leur voilà une tête bien sympathique ! Sauras-tu reconnaître de quoi sont faits les amis de Metraglob ? En tout cas, il serait bien content, de retour en France, s’il pouvait retrouver des amis ressemblant à ces cariocas …

dej14-tdm11-num-215 dej14-tdm11-num-209