Vous souvenez vous qu’à Gwalior, nous avions été filmés pour la chaîne Euronews ?
Si nos informations sont bonnes, l’émission « learning world » où nous apparaîtrons devrait être diffusée ce vendredi 29 novembre.
Je vous invite à visiter ce lien pour en savoir plus sur les horaires, et autre rediffusions sur le net :
… mais un grand !
C’est en tout cas comme ça qu’on voit le Cambodge : assez similaire au Laos, mais en « plus ». Plus développé, plus d’associations (beaucoup d’associations paraît il), une histoire interne encore plus douloureuse. Un génocide. Pol Pot.
Plus touristique aussi, avec surtout les temples d’Angkor, classés eux aussi au patrimoine mondial, et que cette fois ci nous ne raterons pas.
Et un peu plus de temps pour nous, puisque nous y passerons plus de trois semaines. Plus de confort aussi, mais ça le pays n’y est pour rien, c’est juste parce que nous y retrouverons nos grands parents, non pas que nous soyons d’origine cambodgienne, mais tout simplement parce qu’ils viennent faire un bout de chemin avec nous !
Metraglob et Drôle de tête étaient vraiment contents en se promenant à Vientiane de rencontrer un cousin ! Originaire des tribus du nord, il était venu se promener à la capitale. Il s’appelle Félix. Un prénom français c’est étonnant, c’est sûrement un reste de la colonisation !
Nous retrouvons au Laos le sentiment du voyage. Douze heures de bus pour parcourir les quelques cinq cent kilomètres qui rejoignent Vientiane à Sayaburi. C’est bien sûr l’occasion de découvrir la musique pop laotienne à fond dans les haut parleurs. Nous avons le sentiment que le bus laisse défiler les paysages, n’arrêtant pas de s’arrêter. Le volant est à gauche remarquons nous en montant, et cette anarchie nous plaît vraiment. Ce n’est en fait qu’au bout de cinq heures que nous réalisons qu’au Laos on roule à droite ! Un vieux reste des français certainement … Pendant douze heures de route, nous ne parvenons pas vraiment à comprendre si le bus a un problème ou si sa vitesse est normale. Plusieurs scénarios nous viennent à l’esprit : panne de clim, refroidissement du moteur, ou seconde vitesse inexistante … ? Nous arrivons finalement à destination vers 21h, et avons du mal à trouver un bouiboui ouvert, mais ce sentiment d’aventure nous plait.
Au retour, nous optons néanmoins pour un minibus express. Le bus de la mort comme l’a surnommé Aladin. Nous comprenons alors pourquoi l’aller était si long : le chauffeur avait tout simplement une conduite délicate pour ménager ses passagers sur les routes en grande partie non bitumées. Le minibus lui s’en fiche. Seule compte la réduction du temps de trajet. En effet, nous gagnons quatre heures, mais ne savons toujours pas quelle solution nous avons préférée !
Trois heures après notre arrivée à Vientiane, on s’aperçoit avec effroi qu’on a oublié une petite sacoche dans le minibus. Gros sanglots en pensant à l’iPod et autres babioles qui s’y trouvaient. Nous filons néanmoins à la gare routière à 3 km de là. Les trois km les plus longs du voyage. Nous y sommes accueillis par trois jeunes employés, ravis de nous tendre la sacoche d’une main, et l’iPod de l’autre. Les laotiens sont formidables, nous le pensions déjà, et en avons ici la confirmation !
Quelque peu décontenancée par l’avenir que nous propose Bangkok, j’ai tapé « agriculture urbaine », à tout hasard … Et contre toute attente, j’ai appris que depuis peu, on y cultivait de la spiruline sur les toits, cette algue source alternative de protéine. J’ai aussi trouvé qu’une entreprise avait monté sur son toit un jardin potager, dans le but de sensibiliser ses employés et les habitants au plaisir du jardinage. Ces deux initiatives n’étant pas évidentes à aller découvrir dans le cadre de notre voyage, nous nous sommes dirigées vers la troisième découverte. À moins d’un kilomètre de notre hôtel, le restaurant Phranakorn Nornlen fait pousser ses légumes et herbes aromatiques sur sa terrasse. Nous y avons découvert un petit havre de paix, avec non seulement une terrasse verte, mais également des employés tranquilles, apprenant à plier les fleurs de lotus pour la décoration de la salle, et fiers de nous expliquer qu’ici, les chambres n’ont pas de télé. Les familles sont ainsi incitées à vernir dans les lieux de partage conviviaux, comme la bibliothèque ou la chaleureuse salle de jeux. Et en effet, si nous nous sommes demandé s’il était bien prudent de manger les légumes poussés dans une ville si polluée, nous avons en tout cas passé une bien agréable après-midi, comprenant que Bangkok cachait certainement beaucoup d’autres joyaux de tranquillité insoupçonnés !
…comment s’appelle-t-elle ?
Si vous avez des idées de prénom, on est preneurs ! Priorité aux idées de Lucie et Nadia et de sa classe, marraines des heureux parents bien sûr.
Comme vous le constaterez certainement, la fille de
Metraglob et de Drôle de tête a été conçue en Inde. Elle est née au Laos. Il n’est pas encore certain qu’elle puisse hélas continuer le voyage avec ses parents, pour un problème de place. Surtout si par hasard elle avait des frères et sœurs dans chaque pays, ça commencerait à faire beaucoup !
À suivre donc …
Pendant que Drôle de Tête se prélassait au soleil côté ouest, Metraglob lui était de l’autre côté de la péninsule, côté est. Ca n’était vraiment pas loin, mais l’ambiance était pourtant totalement différente. Metraglob a découvert la mangrove : pas de plage pour bronzer, mais des arbres avec des racines étonnantes. Elles forment des ponts jusqu’au sable, et leur permettent ainsi de bien s’y accrocher. Ces arbres ont même des graines flottantes pour faciliter leur reproduction. Metraglob s’est allongé au pied d’un bébé arbre, qu’il a trouvé parfaitement à sa taille !
Ah la plage ! C’est vrai qu’elle était belle cette plage de Thaïlande. Ca aurait été bien dommage de passer à côté… Mais ce qui a le plus surpris Drôle de Tête, ce sont ces jolis dessins qu’elle a trouvés sur le sable. Et sais-tu ce que c’était, Lucie ? Figure toi que de tout petits crabes creusaient de trous lorsque la marée descendait Tu as vu les magnifiques dessins qu’ils arrivent à faire du coup avec les petites billes de sable mouillé !? On les appelle les « crabes bulleurs de sable ». Ils sont en fait en train de chercher leur nourriture, en filtrant le sable pour en récupérer la matière organique.
La jungle de Khao Sok n’a plus de secret pour vous depuis que nous vous l’avons présentée. Aladin, lui y est parti à la recherche de sa deuxième proie…