La vraie histoire de l’Australie

Cet article est écrit par Luc, special guest Australien de la rédaction

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Vous avez oublié les requins blancs ! Il y a aussi les grosses falaises desquelles tu peux tomber. Il fait super chaud, et tu peux mourir de soif ! Tu peux te noyer dans des grandes vagues aussi grandes que des tsunamis ! La queue des kangourous est même mortelle s’ils te frappent… Il y a des lézards géants appelés iguanes qui ont un venin mortel et peuvent te manger cru ! Les aigles aussi peuvent t’attraper. Et les chauves-souries aussi peuvent te manger.

Je m’appelle Luc, j’ai dix ans et demi. Je suis venu en Australie parce que mon père voulait rentrer dans son pays, et habiter ailleurs qu’en France. Ma mère est française, j’ai donc habité en France jusqu’à mes six ans, et suis à Sydney depuis cinq ans.

Je peux donc aussi vous parler de l’Australie avec un peu plus de finesse.

Les aborigènes n’ont pas été exterminés. J’ai même un copain aborigène qui s’appelle Hasain. A redfern, le quartier où j’habite, il y a une communauté aborigène.

Le tabac n’est pas si cher : c’est quinze dollars australiens le paquet. De toutes façons, personne ne devrait fumer !

Il y a beaucoup de choses à faire en Australie :

Aller voir un match de foot par exemple. Notre équipe s’appelle les Soccer Roos (les kangourous), et on part au mundial. On aura l’Espagne, le Chili et la Hollande contre nous.

Les crocodiles ne mangent pas tout le monde ! Et moi j’en ai déjà mangé d’ailleurs, c’était dégoutant… Ils peuvent mesurer jusqu’à trois mètres de long.

Les Australiens sont champions de surf. J’en fais moi même depuis deux ans tous les week-end.

Mais il n’y a pas que la plage en Australie : il y a aussi les déserts et les forêts avec des animaux bizarres, comme les dingos qui ressemblent beaucoup à des loups. L’Australie est grande comme quatorze fois la France, (c’est la plus grande île du monde) mais avec beaucoup moins d’habitants : nous sommes vingt-deux millions (dont six cent soixante dix milles aborigènes).

Du coup, on part camper avec Athéna et Indira, ça devrait être génial ! On vous racontera nos aventures à notre retour !

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Dream Stay

Rien ne filtrera ou presque de nos vacances à Bali. A peine verrat-t-on le dos de Jérômine attablée au restau. Il faisait beau et chaud, la piscine était douce, nous étions fatigués de nos escapades volcaniques.

Aladin lui en profitait quand même pour s’entrainer aux films institutionnels d’hôtel, pour le grand plaisir du gérant bien sûr. Qui sait, si, sans le sous en fin de voyage, nous ne pourrions pas dealer nos nuits contre des drones de films !

Un film qui ressemble à un point final sur l’Asie, une beauté calme et déjà nostalgique…

La balade de Bali

A Bali, tout le monde était en vacances, rien ou presque n’en sortira sur ce blog… Heureusement, nos photographes dignes des meilleurs paparazzis ont pu chasser cette scène de vacances de Métraglob et Drôle de Tête. Un microclimat régnait sur cette plage du nord de Bali : pas une goute de pluie dans la journée, pas un touriste pour troubler l’eau de la piscine. Dans ces conditions-là, que faire d’autre que rien ?

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La souffrance de l’ijen

Bien sûr ça n’est pas un scoop … Nicolas Hulot est passé ici avant nous, James Nachtwey a témoigné aussi sur les ramasseurs de souffre d’Amérique du Sud. Et bien sûr, tout comme à Darjeeling, c’est facile ici de faire des belles photos. Y a qu’à cliquer.

Mais ça n’empêche pas l’émotion. Être accueillis trois jours dans une famille de mineurs qu’on a l’impression de connaître depuis toujours, et qu’on ne reverra plus jamais par la suite on s’en doute bien, m’avait déjà bien émue. Voir Paing, le père, porter Vénus pendant trois heures d’ascension m’avait également touchée. J’avais beau me dire que c’était toujours moins lourd que les 75 kilos de souffre qu’il porte habituellement, nous lui en étions évidemment reconnaissants.
Nous n’avons aperçu le travail des mineurs que sept heures durant. Mais c’est bien suffisant pour garder ces images en tête pour de longues années. Et ouvrir un flot de questions. Pourquoi n’aménage-t-on pas une extraction plus mécanisée ? Pourquoi faut il blanchir le sucre avec du souffre alors qu’il est meilleur brun ? Comment tiennent ces forçats alors que l’alcool est interdit, et la vente de ganja soumise à la peine de mort ?

Le seul élément de réponse qu’a pu nous apporter Paing, est que le mineur gagne dix fois plus que la repiqueuse de riz … Et que le site étant un parc naturel, il faut le préserver. Pour le sucre, nous avons conclu d’un commun accord à un « crazy world ».

Soleil d’Indonésie

Cet article est un racontar d’Emilie, spréciale guest de la rédaction

C’est ainsi que j’ai fini la journée :

Allongée sur le sol en bambou du toit terrasse, sous la chorale des Muezzins, fourbue, heureuse et d’un rouge fluo digne de poussin Indonésien.

A croire que ce pays me prend pour un phare.
Je fût verte pendant 2 jours et voilà que je passe à tribord. Cuite, je suis.
Et pourtant, ça valait le coup !
Bien sûr nous sommes partis à minuit après 2 petites heures de sommeil.
Bien sûr nous avons attendu dans un froid polaire de  5° entre 3h45 et 4h30, entourés d’un nombre impressionnant d’Indonésiens, que le soleil se lève.
Bien sûr le petit déjeuner offert n’était vraiment pas terrible
Bien sûr nous avons grimpé fortement et consciencieusement sous le soleil déjà haut pour atteindre les crêtes du cratère fumant.
Mais quel spectacle !
Regardez par vous même, je n’ai rien de plus à vous dire.
Ce levé de soleil sur les volcans actifs dans une lumière de début du monde après une nuit blanche restera longtemps avec moi.
Petite touche de beauté apaisante qui rappelle que la vie est aussi douce.
Ensuite nous sommes allés le visiter de plus près et en plein jour le fameux cratère aux fumées incessantes. Oui il fume, il fume et il sent le soufre. Et il fait aussi un peu peur même quand il est calme comme ce matin.
Ce soir, je finie lessivée de fatigue, d’images persistantes et de poussières de volcan. Je vais passer la nuit sous biafine et demain je décolle pour retrouver Jakarta seule sans la famille qui continue sa route plus à l’est, toujours plus à l’est.

Mais qu’est-ce qu’on va faire en Australie !?

Rien. On ne pourra rien faire car tout est très cher, tout le monde nous le dit ! À 45 euros le paquet de tabac, Aladin s’est même mis en tête d’arrêter de fumer. Plus de bières non plus.
On ne pourra même pas travailler, le visa holiday work étant réservé aux moins de 30 ans. En même temps, tant mieux c’était pas le projet.
On ne pourra même pas voir d’aborigènes, ils ont tous été décimés. Quant aux kangourous, il faut faire très attention à ce qu’ils ne nous rentrent pas dans le van de location, il parait que c’est très dangereux. On ne peut pas se baigner dans la mer pour cause de méduses mortelles. Et attention aux crocodiles, ne pas planter la tente n’importe où.

On ne pourra même pas blogger puisqu’il partait qu’il n’y a pas de wifi disponible…

Mais alors pourquoi ? Êtes vous sûrement en train de vous demander… Même Isa, ma copine me disait lorsque je préparais mon voyage « allez plutôt en Nouvelle Zélande ça vous plaira plus ». Oui mais pour moi, hors de question de passer au dessus de leur tête sans aller leur dire bonjour. Et je suis sûre qu’Isa et Jon sauront nous faire aimer leur pays. D’ailleurs c’est aussi le pays de Max Pam, photographe dont j’apprécie le travail. Et puis « les paysages sont très beaux », ça occupera Aladin…

Avec toutes les idées reçues qu’on a, on n’a plus qu’à espérer d’être agréablement surpris !