Edition spéciale !

TRAIN DE NUIT DE KHAJURAHO A VARANASI

Après avoir cherché la meilleure position, Aladin trouve enfin le sommeil.

Mais à trois heures du matin, de grands cris nous réveillent. Apparemment, nos voisins de wagon ont attrapé un voleur. La police arrive en renfort, tabasse, ligote puis embarque le coupable. Pas de présomption d’innocence semble t il. Aladin détient ici un document exceptionnel : des images volées de l’évènement. Soyez concentrés, elles sont furtives :

Heureusement, nos bagages sérieusement attachés grâce à Baladéo, nous pouvons nous rendormir sur nos deux oreilles. D’autant que la police nous escorte du coup jusqu’à Varanasi.

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En passant

Le lieu est constitué d’une grande salle où sont disposés le long des murs différents autels chacun dédié à un dieu dont la statue se dresse en son centre. Les dieux sont honorés par des guirlandes de fleurs, habillés de tissus chatoyants…ImageImage

En passant

Le vendredi est un jour de foule au temple, et nous nous y glissons entre deux cérémonies. Notre guide déploie des trésors de pédagogie pour expliquer avec clarté l’hindouisme aux élèves. Nos journalistes en herbe vont d’ailleurs très prochainement publier un article sur le sujet : to be continued…

En attendant, si nous ne sommes pas en Inde, ça y ressemble. L’encens, les prières psalmodiées par les prêtres brahmanes qui officient autour de nous en tenue traditionnelle ( torse nue et saris blanc, cheveux longs ramenés en petits chignons sur la nuque). Les prêtres préparent la cérémonie qui aura lieu à 10h. Ils allument des lampes à huile, coupent des noix de cocos, arrangent des fleurs,  dressent des coupes de fruits, que les fidèles viendront offrir aux divinités de leur choix. Car dans la religion hindoue, l’adepte choisit son dieu dans une sorte de panthéon varié ( désolée pour ce raccourci qui fera frémir les puristes)et tous les autres dieux sont alors sous l’autorité du dieu choisi)…Image

Les 5ème B sur le terrain

Les élèves sont un peu surpris de l’aspect extérieur du temple , qui en façade ressemble davantage à une boutique. Une fois tout le monde déchaussée ( cf article précédent) nous voici donc accueillis par un adepte du temple de Ganesh, avec qui Aude et moi-même avions pris rendez-vous lors de notre repérage : Dharmachandra ( en hindi dans le texte, ce qui doit vouloir dire « type très sympa et très patient » parce qu’il l’était vraiment).P1060185

A Khajuraho, pas d’hélices hélas…

Lors du dernier vol du drone, pour filmer le Kalap tree, les moteurs ont chauffé et le quadricoptère a fait une chute fatale aux hélices… Nous avons donc décidé d’en commander et de les faire livrer à Khadjuraho où nous venions d’arriver. Ayant l’habitude de rester une semaine ou dix jours, nous pensions qu’il n’y aurait pas de problème…

Nous avons donc pris notre mal en patience, dans cet hôtel aux allures 70’s, certes un peu luxueux pour nous…

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Jour après jour, nous avons fait des sauts dans l’eau… mais les hélices ne sont jamais arrivées… A ce jour, nous cherchons toujours la solution pour continuer à voler…

Les idées reçues…

Avant de partir, nous avions abordé en classe les idées que nous avions sur L’Inde à Paris :

– Les femmes portent-elles ces saris magnifiques qui nous font rêver dans les films de Bollywood?

– Quels types de commerces allons nous découvrir?

– Quelles religions ont les Indiens de Paris ?

– D’ailleurs viennent-ils tous d’Inde?

– Quelle(s) langue(s) parlent-ils?

– Quelles sont  les spécialités culinaires indiennes?

– Quels sont les loisirs des Indiens à Paris? Ont-ils importé le cricket?

Nous avions, avec Aude? repéré le terrain et pris des contacts avec des commerçants du quartier de La Chapelle ainsi que des membres de l’association du temple de Ganesh, rue Pajol. Lorsque j’ai expliqué aux élèves qu’il faudrait se déchausser pour pénétrer dans le temple, quelques réactions ( préjugés?))ne se sont pas faites attendre : »Pas question que j’enlève mes chaussures! », « Et si on nous les vole??? » « De toute façon c’est contre ma religion d’entrer dans un temple(sic!) ». J’ai donc fait preuve de ma patience légendaire, déployé tous mes talents d’oratrice (:))pour convaincre les dubitatifs : « si vous ne voulez pas enlever vos chaussures et entrer dans ce temple , vous ne venez pas!, est-ce clair? »…Tout le monde s’est déchaussé.

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