Drôle de tête ne pensait pas qu’en Indonésie, premier pays musulman au monde, elle fêterait Noël. Seulement voilà, il y a quand même pas mal de touristes, et les Indonésiens font tout ce qu’ils peuvent pour les remettre dans l’ambiance. Alors bien sûr, il fait chaud, il pleut, il n’y a pas de sapin eneigé, personne dans les rues avec des cadeaux, mais Drôle de Tête n’était pas fâchée de trouver ce petit père Noël, aux côtés d’un dragon plus typique !
Le Cambodge autrement
Cet article est bien évidemment dédicacé à Didier et Marie-Palma sans qui nous n’aurions passé cette semaine fabuleuse !
Après une semaine passée à Siem Reap, à visiter les temples d’Angkor, ou à fréquenter le cirque Phare, il nous restait encore de nombreux trésors cambodgiens à découvrir !
Les roupies pour les rookies !
Ami du jour, bonjour, ami du soir, bonsoir !
Je me suis enfin mise à écrire cet article qui a malheureusement beaucoup de retard, peut-être deux mois, ou plus ! Mais aujourd’hui je vous présente ces fameux billets indiens sur lesquels j’ai trouvé quelqu’un très connu chez les indiens : Mohandas Karamchand Gandhi !
Plus connu de son nom de famille bien sur.
Gandhi est un indien très croyant qui a mené l’Inde à l’indépendance, et ce grâce à la non-violence. Il a vécu il y a maintenant près de 1oo ans entre 1869 et 1948, jusqu’à donc 78 ans. Grâce lui son pays natal a retrouvé l’indépendance en 1947.
Ce qui est en fait important dans cette histoire c’est -comme je le dis plus haut- que tout cela a été réalisé sans aucune violence, mais comment ? A l’aide de marches, de grèves et de boycotes.
Prenons par exemple la marche du sel : c’est une manifestation contre les lois anglaises interdisant aux indiens d’amasser et de vendre le sel, et quiconque désobéira sera emprisonné, or avec ses profondes croyances et tout son respect Gandhi est venu convaincre tous les indiens de se révolter. La population indienne ramassait donc son sel et le vendait, elle se faisait malheureusement emprisonner mais gardait confiance en Gandhi qui lui même s’est fait emprisonné. Or il faut bien s’arrêter un jour et ce sont les anglais qui ont cessé, ils ont reconnu qu’il n’était pas possible de lutter contre toute une population et les indiens ont été relâchés.
Voilà donc un des exploits de Gandhi pour sauver l’Inde.
Et puisque c’est mon prénom et que c’est le nom de Gandhi je vais vous parler d’Indira Gandhi, deux lignes suffiront pour vous dire qu’elle n’est pas la fille de Gandhi ! Elle est la fille du premier ministre mais pas de Gandhi !
Mais je ne vous ai encore peu parlé des billets qui sont initialement le sujet principal de cet article ! Pour vous donner une idée ; nous nous déplacions en Tuk Tuk à Mumbai avec 15 roupies, nous dormions dans un hôtel pour 800 roupies, ou encore nous mangions aux alentours de 100 roupies le plat. Mais ça ne vous aide pas beaucoup, si 1 roupie fait 1 euro, c’est cher ! Seulement en Inde, ce sont 80 roupies qui font 1 euro !
De Paris à Bali
En passant par Java…
Athena et Indira imaginent l’Indonésie comme l’Inde, mais quand même plus aménagée pour le tourisme : même niveau de propreté (de saleté ! ;-)), des gens au physique similaire (avec des yeux un peu plus bridés). Athena imagine des palmiers partout. Oui, des plantations de palmiers pour l’huile de palme, ravageuses et deforestatrices ajoute Jéromine.
Pour Aladin, l’Indonésie est le pays de ses rêves depuis de longues années. Il sait qu’il y a 16 000 îles dont 6 000 ont un nom, mais il mélange Indonésie, java et Bali. Il veut surtout y voir les volcans si nombreux partout.
Jéromine a en tête que l’Indonésie est le premier pays musulman au monde, bien que Bali soit indouhiste. Passer Noël à java sera sûrement incongru … Elle se demande si on y dansera la javanaise.
Bonnes vacances!
pour ma part je pars pour Bangkok ce soir!
L’interview!!
Interview de Mme Sirikul Nguyen, vice-présidente de l’Association Culturelle Franco-Thaïe (ACFT)
1. Quand et pourquoi êtes-vous venue en France ?
– Je suis arrivée en France, il y a 30 ans. En Thaïlande, j’avais étudié et obtenu mon master avec l’option langue française. Mes parents m’ont proposé d’aller en France pour approfondir mon Français.
2. Comment avez-vous vécu le changement de vie entre la France et la Thaïlande ?
Il y a de nombreuses différences culturelles, culinaires et, en premier lieu, climatiques. En Thaïlande, la température est de 30°c ou plus. Et toute l’année ! C’est un climat majoritairement tropical (sauf à l’extrême sud : équatorial). Il fait chaud et humide une bonne partie de l’année et les Thaïlandais cherchent en permanence à se protéger du soleil et de la chaleur. En particulier les enfants : dès qu’ils le peuvent, ils se rafraichissent en se baignant ! En France, le climat est bien différent.
La cuisine thaïlandaise est très différente aussi : on mange beaucoup plus épicé ! J’aime beaucoup cuisiner et il est facile de trouver à Paris tous les ingrédients (par exemple de la pâte de curry, de la citronnelle, des fruits exotiques…) pour cuisiner thaïe.
En arrivant ici, j’ai essayé de m’adapter : au climat (ce fut sans doute le plus difficile), j’ai découvert la cuisine française… et ça m’a plu puisque je suis encore là !
3. Dans quel but avez-vous adhéré à l’Association Culturelle Franco-Thaïe (ACFT)?
J’ai adhéré à l’ACFT il y a quelques années maintenant. Au début, c’était pour rencontrer d’autres Thaïlandais, comme moi expatriés. Peu à peu, de plus en plus de personnes voulaient étudier la langue thaïe. C’est alors qu’on m’a proposé de devenir professeur et donc de faire partie de l’ACFT. J’ai accepté avec plaisir. Je voulais aussi (et je veux toujours d’ailleurs) transmettre la culture thaïe, mon savoir et ma connaissance aux autres. Je voulais faire connaître la Thaïlande, partager de la joie et les saveurs thaï qui sont si différentes. C’était aussi pour d’aider les familles thaïes dans le besoin.
4. Pourquoi avez-vous choisi de vous impliquer en donnant des cours de langue thaïe ?
Je voulais faire connaître ma culture et ma langue. C’est une chose que j’apprécie beaucoup. Cela me permet de rencontrer d’autres personnes, de partager les différents aspects de la culture thaïlandaise. J’aime beaucoup, en particulier, parler de mon pays et c’est aussi pour cela que j’ai accepté de venir vous rencontrer au collège Travail Langevin.
5. Quel est le profil de vos étudiants et pourquoi viennent-ils apprendre cette langue ?
Pour la majorité, les étudiants sont des enfants de couples mixtes. Très souvent, ce sont des hommes mariés à des femmes d’origine thaïe. Ils viennent le week-end pour apprendre la langue thaïlandaise. Différentes raisons les motivent. Soit un de leurs parents est d’origine thaïlandaise. Ils souhaitent alors apprendre la langue de leurs origines et se rapprocher de la culture de leurs ascendants. Soit ils ont découvert ce pays pendant des vacances et en sont « tombés amoureux ». Ils y retournent régulièrement et veulent donc apprendre la langue pour mieux le connaître, se débrouiller seuls dans ce pays en communiquant avec ses habitants. Et pourquoi pas, s’y installer durablement.
6. Est-ce que le thaï est une langue difficile à apprendre ?
La principale difficulté est qu’un même son peut s’orthographier de très nombreuses façons. Par exemple le son [s] peut s’écrire avec 5 signes différents. Il ne faut pas se tromper ! La prononciation du Thaïlandais est, en revanche, assez simple. Le nombre peu important de sons différents (44 lettres mais seulement 21 sons) et le manque de voyelles diminuent les nuances de sons. Certaines lettres restent tout de même difficiles à prononcer.
7. Quels aspects de la culture thaïlandaise avez-vous envie de transmettre à vos enfants ?
Je veux leur transmettre ma culture et mes traditions, comme les fêtes thaïlandaises. La plus importante est la fête de la lumière. Quand j’étais en Thaïlande, on confectionnait des barques en feuilles et, à l’intérieur, on mettait des fleurs et des bougies. Je me rappelle que, quand nous jetions des pièces dans la rivière, les enfants venaient les chercher ! Je veux également leur transmettre la langue thaïlandaise. Et aussi la cuisine thaïlandaise, pleine de saveurs et très épicée. D’ailleurs, je cuisine très souvent des plats thaïlandais.
8. En France on connaît la boxe thaïe, les massages thaïlandais, la cuisine thaïe : réalité ou cliché ?
C’est une réalité : la boxe thaïe est le sport le plus connu en Thaïlande. C’est un sport très violent. Avant, les boxeurs ne se protégeaient pas avec des gants, ils écrasaient du verre avec leurs poings et les recouvraient de bandages.
Pour ce qui est de la cuisine thaïe, elle est très différente de la cuisine française. Dans un plat thaï, les goûts sont très relevés.
Quant aux massages thaïs, ils sont très reconnus pour la détente et le repos qu’ils procurent. J’aime beaucoup me faire masser après une journée de travail. Les personnes de tout âge vont se faire masser car c’est bon pour la santé et pour la peau.
9. Quelles sont les principales fêtes traditionnelles thaïlandaises ?
La fête la plus importante pour nous est Loy Krathong qu’on appelle aussi fête des lumières. On la célèbre lors de la pleine lune du 12ème mois de notre calendrier lunaire. On se rassemble près d’une rivière avec une offrande et une bougie pour enlever le mauvais œil. Parfois, on met des bouts d’ongles et des cheveux dans une feuille tissée en forme de barque. On ajoute aussi des couronnes ou des lanternes. La fête rend hommage à la déesse de la rivière.
Forts de tous ces précieux conseils, nous construisons de façon collective notre questionnaire !
ce qui aboutit à une liste de questions :
Quand et pourquoi êtes-vous venue en France ?
Comment avez-vous vécu le changement de vie entre la France et la Thaïlande ?
Quelles sont les principales différences culturelles qui vous ont marquée ?
Comment avez-vous connu l’ACFT et dans quel but avez-vous adhérez à l’association ?
Pourquoi avez-vous choisi de vous impliquer en donnant des cours de langue thaï
Quel est le profil de vos étudiants ? Pourquoi viennent-ils apprendre cette langue ?
Est-ce que le thaï est une langue difficile à apprendre ? (alphabet ? prononciation ?)
Quels aspects de la culture thaïlandaise avez-vous envie de transmettre à vos enfants ?
En France on connaît la « boxe thaï », les « massages thaïlandais », « la cuisine thaï » : réalité ou clichés ?
Quelles sont les principales fêtes traditionnelles thaïlandaises ?
Pendant l’interview!
Il faut tout d’abord mettre la personne en confiance ! En lui montrant notamment qu’on s’est renseigné sur elle ou sur le sujet.
Et bien sûr savoir écouter ! Ne pas l’interrompre, lui laisser le temps de répondre noter les pauses et les silences qui peuvent être éloquents !).
Il faut rester bien concentré, tout en prenant des notes!
et savoir rebondir, ne pas rester bloqué sur la grille des questions. Une interview n’est pas un interrogatoire mais davantage une conversation, une discussion. Ce n’est pas non plus un débat d’opinions, et l’intervieweur ne doit pas prendre position, il doit rester neutre !
Il ne faut pas hésiter à reformuler la question jusqu’à obtenir la réponse.
Enfin Aude nous livre un dernier « truc ». A la toute fin d’une interview, il faut rester à l’écoute, parce que la personne interrogée peut alors livrer des informations très intéressantes, hors du cadre de l’interview, lorsqu’elle se sent peut-être moins écoutée, et se détend alors !
Petite leçon de journalisme suite : la préparation de l’interview » les questions »
Aude nous apprend ensuite à construire notre questionnaire.
Le plus judicieux est de commencer par une question large, puis de resserrer progressivement avec des questions plus précises. (du type « entonnoir »)
On s’entraîne à construire des questions ouvertes et à éviter des questions fermées. Par exemple une question formuée sur le modèle « ne pensez-vous pas que … a raison ?» a le défaut d’enfermer l’interlocuteur dans une réponse. Aussi faut-il lui préférer « Que pensez-vous de … ? »
Il faut chercher à poser des questions sur les émotions : « qu’avez-vous ressenti…? » ; des questions courtes et précises ; une question à la fois et une question de conclusion !
Aude nous prépare aux techniques de l’interview…
Avant de rencontrer Sirikul Nguyen et Supawat Chomchan, Aude Raux est venue nous rendre visite afin de nous donner quelques ficelles concernant l’interview ( itv)
Voici ce que nous avons appris :
Première étape : Préparer l’interview
- Il faut du « biscuit », c’est-à-dire se renseigner sur les personnes que l’on va rencontrer ( en « googlisant » leur nom par exemple), sur le sujet que l’on veut aborder.
- Ensuite, comme dans tout article, il faut choisir un angle
- Puis définir une suite logique , un cheminement dans l’approche de cet angle






