On arrive en Bolivie !!!

Nous attendons la Bolivie avec impatience ! Non seulement parce que c’est le pays le moins cher de l’Amérique du sud, ce qui fera vraiment du bien à notre budget (sans pour autant atteindre le record de l’Iinde) mais aussi pare que, sans le savoir, c’est le rêve de Jéromine. Jéromine rêve d’aller au Pérou depuis son enfance, mais en voyageant ici, tout le monde lui dit qu’elle trouvera en Bolivie ce qu’elle attend :
Une culture andine des plus dépaysante : hauts plateaux, culture indigène et traditionnelle encore très présente. Les femmes en chapeau melon couvrant deux longues tresses, jupes plissées sur collants bien chauds, emmitouflées dans un tissu coloré et menant un troupeau de lamas, ne font pas exception. Nous imaginons les lamas se promenant sur des prairies vertes contrastant avec des paysages désertiques de par leur altitude.

C’est en effet un pays très haut (on est constamment entre le Pic du Midi et le Mont Blanc, et on frôle aisément les 6 000). Nous espérons ne pas être gênés par le mal des montagnes, mais nous avons surtout peur d’avoir froid, et avons dévalisé San Pedro de Atacama de ses pulls chaussettes et blousons en laine de lama… produits en Bolivie… Mais il fallait bien s’équiper avant d’y arriver. Nous ne trouverons pas la mer en Bolivie, mais le lac titicaca, le plus grand lac d’altitude du monde.

Pour une fois, et sans savoir pourquoi, nous connaissons le nom du président: Evo Morales. Défenseur des droits des indigènes, il promet également de s’occuper du trafique de cocaïne dans son pays. Sans pour autant arrêter la culture de la coca, feuille mâchée traditionnellement pour se donner du tonus, et résister justement aux problèmes liés à l’altitude.

suite et fin de l’interview de Rachel Taylor

Quelles différences trouvez-vous entre la France et l’Australie, notamment par rapport au climat ?

La différence entre la France et l’Australie n’est pas que par rapport au climat, mais aussi par rapport à l’horaire et l’hospitalité. Le climat lui est inverse à celui de  la France : quand ici nous sommes en été, là-bas c’est l’hiver. Nos étés peuvent être très très chauds ! Il y a  17h de décalage horaire, par exemple, lorsqu’ ici il est 21h21 là-bas il sera 5h51. Pour se rendre en Australie, il ne faut pas moins de 22h d’avion !

Le surf est-il un sport national ? Le pratiquez-vous ?

Bien que beaucoup de gens pratiquent le surf, ce n’est pas le sport national de l’Australie. Il y a beaucoup de plages en Australie, mais je ne crois pas  que l’Australie ait les meilleures vagues, elles font à3 à 4 m de haut seulement. Je sais surfer, car quand j’étais petite j’étais dans une école de surf, et les professeurs nous amenaient tous les week-ends en stage de surf. Nous avons aussi un parc aquatique « Zoo World » où nous pouvons nager avec des dauphins. Les Australiens sont très sportifs, et pratiquent également le football australien, le net ball qui n’existe que chez nous !

 

Commet vous débrouilliez-vous à Sydney avec des revenus d’étudiant ? serait-ce encore le cas ?

A Sydney, la vie est très chère, plus cher même qu’à Paris. Je suis graphiste à mon compte et travaille de chez moi. Ce qui est très pratique, car je peux m’organiser comme je veux. Je peux aller à la plage en semaine, l’après- midi , quand  il y a moins de monde !

Est-ce que le cinéma australien se résume à Nicole Kidman et Crocodile Dundee ?

« Crocodile Dundee » est un peu exagéré mais c’est aussi un peu comme ça que l’on vit dans le bush. « Australia » est un film plus réaliste qui retrace la vie de colons et leur installation à la campagne. Nicole Kidmann est notre actrice la plus célèbre internationalement, mais nous avons d’autres acteurs célèbres aussi comme Hugh Jackmann. Le cinéma australien ne se réduit pas à des films prenant pour cadre la campagne ou le désert, il aborde toutes sortes de thèmes, comme la famille, la société…Mais même s’il existe la culture américaine est très présente à travers la télévision et les films.

Cécile et Rachel nous rendent visite

Cécile et Rachel nous rendent visite

photo classeUn grand merci à Rachel pour être venue jusqu’à nous nous faire partager un petit aperçu de l’Australie et un grand merci à Cécile pour son aide dans la rédaction de notre interview…

L’Australie, surprenante par nature

Nous nous apercevons soudainement en lisant les articles du collège Travail sur l’Australie, que nous n’avions par fait notre bilan sur notre séjour là bas …

Avec l’appréhension que nous avions avant d’aller sur cette île lointaine, il n’est pas très étonnant que nous ayons été agréablement surpris ! Nous ne parlerons pas d’argent en permanence, mais nous pouvons quand même annoncer que, si la vie australienne est incomparablement plus chère que la vie indienne, on peut néanmoins passer un séjour sympa sans revenir plumé. Bon, si Aladin avait tenu sa résolution d’arrêter de fumer, on s’en serait encore mieux tiré c’est sûr …

En dehors de ça, on a aimé être surpris par l’Australie. Certes on savait que la nature était présente, mais on ne s’attendait pas à croiser tant d’animaux, tous les jours ou presque nous avons vu un animal différent, plus que partout ailleurs depuis le début su voyage. Pour un pays des plus « développés », c’était une bonne surprise. J’ai également été étonnée par moi-même : moi qui n’aime pas photographier les paysages, j’ai eu plaisir à le faire tout au long du séjour, sans me forcer; sans pour autant me trouver une nouvelle vocation… Ce rapport à la nature nous a pris par surprise : nous ne nous attendions pas au départ de notre voyage à manquer de wifi en Australie, ni même à nous retrouver sans eau ni électricité dans ce pays. Si l’on peut facilement camper partout, c’est sans eau courante ni électricité dans les parcs nationaux les plus reculés … Ici, on ne rigole pas avec la nature. Tant sur les plages de Sydney où un micro nous rappelle à l’ordre dès qu’on trempe un doigt de pied sous le panneau baignades interdites, qu’en haut des Barrington top où la température baissa de probablement une bonne dizaine de degrés, et où nous étions donc finalement contents de ne pas trouver le camping annoncé !

Nous garderons donc un souvenir de pleine nature de notre séjour, ponctué néanmoins de rencontres humaines également mémorables, comme le partage de la fête nationale célébrée en bord de plage dans un camping bondé nous offrant un panaché parait il représentatif de l’éventail autochtone.

Quels monuments ou quels paysages associez-vous à votre pays ?

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Les paysages que j’associe à mon pays sont  ceux de la ville où j’habite, Sydney : son opéra, le pont du port , d’ailleurs on a une magnifique vue d’ensemble depuis la « clé circulaire », qui est une attraction de la ville.

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Il y a aussi bien sûr des paysages exceptionnels et très fameux comme Uluru, (je n’y suis pourtant  jamais allée mais c’est un monument important) et la barrière de Corail!!

 

Quels sont les aliments qui pourraient nous surprendre nous, Français ?

J’adore le kangourou qui est une viande peu grasse et très tendre. Je mange aussi du crocodile, en pizza! De l’autruche : un seul œuf d’autruche suffit  pour faire une omelette ! Tous ces produits se vendent au supermarché. Autrefois, les Aborigènes consommaient crus des insectes dont les larves blanches.

pizza crocodile kangourou

Nous aussi, nous mangeons des crocodiles!image croco haribo

 

Quelle(s) place, reconnaissance ont les aborigènes actuellement dans la société australienne ?

Les aborigènes ont une place importante dans la société australienne. Les aborigènes travaillent et habitent avec les Australiens. Il y a bien longtemps les aborigènes étaient en guerre avec les Australiens. Il y a une semaine dans l’année consacrée à la culture aborigène. Cette semaine célèbre tout ce que les aborigènes ont apporté à notre pays : on fait du boomerang, de la peinture aborigène et on joue du didgeridoo.

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A-t-on raison de dire que l’Australie est le « pays des kangourous » ?

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En Australie, on voit des kangourous dans des forêts, à la campagne mais même dans les villes. Dans la ville où habitent mes parents, on trouve presque partout des kangourous mais ils sont assez sauvages, ils ont peur des hommes et ne sortent que la nuit et tôt le matin. Ils sont nuisibles à la campagne car  saccagent les récoltes des fermiers. Ils sont très nombreux et on les chasse pour les manger.

Leur queue est très solide, ils peuvent s’asseoir dessus  et combattre comme des boxeurs.

Comment viviez-vous à la campagne ? A quoi ressemblait votre vie ?

J’ai vécu à la campagne dans une petite ville de 10 000 habitants. Quand j’étais petite,  il n’y avait pas beaucoup de choses à faire : qu’un seul cinéma, pas de lieux où sortir … Alors les seuls loisirs possibles étaient le sport comme le hockey sur gazon,  le rugby ( pour les garçons ) , le net-ball et le cricket . On apprenait à conduire à l’âge de 11/12 ans pour aider nos parents et devenir autonomes.