Les chutes d’Iguazu

« Ah vous allez au Disneyland des cascades !? » nous disaient des amis voyageurs… Oui, c’est vrai, il y a un côté parc d’attraction. Mais comment pourrions nous observer ces chutes monumentales autrement. Nous imaginons Álvar Núñez Cabeza de Vaca au milieu du 16è siècle découvrant ces chutes, et nous demandons comment il a fait pour ne pas se laisser emporter par le courant ! Nous nous demandons aussi comment tous ces aménagements ont pu être installés, au cœur de la force impressionnante des chutes… Alors comme à chaque endroit touristique, nous sommes partagés entre la reconnaissance de nous rendre accessibles de si beaux endroits, et la désolation de voir des lieux sacrés et spectaculaires transformés en parc d’attraction…

Quoiqu’il en soit, même en ayant fait l’impasse sur le côté brésilien ou sur la promenade en bateau, nous en avons pris plein la vue, et sous tous les angles !

suite et fin de l’interview de Rachel Taylor

Quelles différences trouvez-vous entre la France et l’Australie, notamment par rapport au climat ?

La différence entre la France et l’Australie n’est pas que par rapport au climat, mais aussi par rapport à l’horaire et l’hospitalité. Le climat lui est inverse à celui de  la France : quand ici nous sommes en été, là-bas c’est l’hiver. Nos étés peuvent être très très chauds ! Il y a  17h de décalage horaire, par exemple, lorsqu’ ici il est 21h21 là-bas il sera 5h51. Pour se rendre en Australie, il ne faut pas moins de 22h d’avion !

Le surf est-il un sport national ? Le pratiquez-vous ?

Bien que beaucoup de gens pratiquent le surf, ce n’est pas le sport national de l’Australie. Il y a beaucoup de plages en Australie, mais je ne crois pas  que l’Australie ait les meilleures vagues, elles font à3 à 4 m de haut seulement. Je sais surfer, car quand j’étais petite j’étais dans une école de surf, et les professeurs nous amenaient tous les week-ends en stage de surf. Nous avons aussi un parc aquatique « Zoo World » où nous pouvons nager avec des dauphins. Les Australiens sont très sportifs, et pratiquent également le football australien, le net ball qui n’existe que chez nous !

 

Commet vous débrouilliez-vous à Sydney avec des revenus d’étudiant ? serait-ce encore le cas ?

A Sydney, la vie est très chère, plus cher même qu’à Paris. Je suis graphiste à mon compte et travaille de chez moi. Ce qui est très pratique, car je peux m’organiser comme je veux. Je peux aller à la plage en semaine, l’après- midi , quand  il y a moins de monde !

Est-ce que le cinéma australien se résume à Nicole Kidman et Crocodile Dundee ?

« Crocodile Dundee » est un peu exagéré mais c’est aussi un peu comme ça que l’on vit dans le bush. « Australia » est un film plus réaliste qui retrace la vie de colons et leur installation à la campagne. Nicole Kidmann est notre actrice la plus célèbre internationalement, mais nous avons d’autres acteurs célèbres aussi comme Hugh Jackmann. Le cinéma australien ne se réduit pas à des films prenant pour cadre la campagne ou le désert, il aborde toutes sortes de thèmes, comme la famille, la société…Mais même s’il existe la culture américaine est très présente à travers la télévision et les films.

Cécile et Rachel nous rendent visite

Cécile et Rachel nous rendent visite

photo classeUn grand merci à Rachel pour être venue jusqu’à nous nous faire partager un petit aperçu de l’Australie et un grand merci à Cécile pour son aide dans la rédaction de notre interview…

Silence, on tourne !

Chers lecteurs,

Nous avons bien conscience de la patience dont vous faites preuve devant notre silence radio. Il nous faut donc vous donner quelques explications…

1. Aladin galère avec le montage de Rio qui visiblement fait bugger le logiciel. Comme nous suivons un ordre chronologique, nous n’avons pas posté les autres articles qui sont presque prêts, mais qui se sont passés après Rio.

2. A Atacama, il y a tellement de choses à découvrir et à vivre, que les journées passent bien vite…

3. La connexion à Atacama n’est pas facile…

4. Nous avons appris que ça n’irait pas en s’arrangeant en Bolivie…

 

Alors que fait on ????

Nous avons décidé de casser le rythme chronologique que nous tenons depuis le début, et d’envoyer tout ce que nous pouvons pour l’instant, c’est à dire des articles sans video… Dès que nous retrouverons un logiciel en état de marche, et de la bonne wifi, nous nous rattraperons ! Car si nous sommes en mode silence, nous remplissons pour autant nos cartes mémoires et disques durs de merveilles, le drone ne chôme pas, on aura donc de quoi partager dès que possible !!

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Metraglob et Drôle de tête ont un fils !

Il s’appelle Dragsong, en souvenir du petit marché de Paksong, sur le Plateau de Bolovens. Une gestation assez longue cette fois-ci, puisqu’il a donc été conçu au Laos. C’est un dragon un peu brinquebalant et rafistolé qui a vu le jour en Argentine. Avec sa robe typiquement Lao, et ses ailes venues tout droit de l’Himalaya, on sent des parents voyageurs. En tout cas, sa grande sœur indienne se sent moins seule maintenant. Et il parait que bientôt il aura plein de cousins qui sont en train de voir le jour dans la classe de Nadia ! Y aura-t-il un air de famille ? Quelle fête ce sera au retour en tout cas !dej14-tdm13-num-16 dej14-tdm13-num-26

Comment viviez-vous à la campagne ? A quoi ressemblait votre vie ?

J’ai vécu à la campagne dans une petite ville de 10 000 habitants. Quand j’étais petite,  il n’y avait pas beaucoup de choses à faire : qu’un seul cinéma, pas de lieux où sortir … Alors les seuls loisirs possibles étaient le sport comme le hockey sur gazon,  le rugby ( pour les garçons ) , le net-ball et le cricket . On apprenait à conduire à l’âge de 11/12 ans pour aider nos parents et devenir autonomes.

Vila Madalena, Sao Paulo

Cet article est dédicacé à Mathias et Adriana, pour des raisons évidentes !

Pour une fois qu’on arrive dans un pays avec que de bons a priori, Mathias, notre ami de Sao Paulo n’a pas mis longtemps à nous semer le doute… Sas de sécurité dans son immeuble, voiture blindée comme tous les brésiliens, il nous mettait au courant des règles de sécurité de base, dès notre arrivée : ici au Brésil, si on se fait braquer, on baisse les yeux et on donne tout. On ne s’amuse pas à dire qu’on a oublié le code de la carte bleue… Bon, nous on était assez crevés par notre long périple, et on a bien sûr apprécié de rester tranquillement chez Mathias et Adriana, à se faire chouchouter avec de bons repas, et profiter de leur piscine. Et on a a quand même bien visité leur quartier, puisque de toutes façons, Sao Paulo est tellement grande qu’on ne peut pas tout voir !

Et puis j’ai quand même vérifié sur internet, sans non plus faire une investigation incroyable, et j’ai vu que Sao Paulo avait un taux de criminalité nettement inférieur à Rio par exemple… Alors, que les dangers soient réels, ou créent simplement un sentiment d’insécurité, le résultat est qu’on n’ose pas trop se promener dans les rues, à Sao Paulo, et qu’on prend donc toujours sa voiture. La vie de quartier serait donc plutôt réduite, si ça n’était un petit groupe motivé qui transforme les places publiques en jardin potager, et milite pour reconquérir l’espace public. C’est bien évidemment cet aspect que j’ai retenu et qui m’a plu à Vila Madalena, le quartier de Mathias et d’Adriana, un des quartiers de Sao Paulo à lutter encore contre la verticalité : les graffitis sur les murs, les passages piétons alternatifs, le yarn bombing ou encore knit graffiti (mais si, vous savez bien, les graffitis au crochet !), les boutiques bohèmes qui redonnent envie de se promener à pied, l’arbre en contreplaqué qui m’a rappelé le jardin partagé de la plage arrière… Oui on a aimé Sao Paulo, et on remercie encore Adriana et Mathias de nous l’avoir fait découvrir !

L’Uruguay, accueillante et prospère

« Le problème en Uruguay, ce sont les Uruguayens », nous prévenait un groupe de Français croisé au hasard des chemins. « Ils sont trop sympas, ils veulent toujours nous inviter chez eux ! ». Et nous ne les contredirons pas sur ce point ! L’Uruguay est le plus petit pays que l’on ait traversé (bon, presque comme le Cambodge), le plus rapidement (quatre jours sur le passeport ), et le moins peuplé (3,5 millions de personnes). Et pourtant, vous l’avez vu, notre plus belle rencontre a été dans ce pays, et en quatre jours, nous avons été reçus chez trois personnes, ce qui fait une belle moyenne. Cela contribua évidemment à nous laisser une bien bonne impression sur ce petit pays. Certes nous n’avons pas été très dépaysés,  le mode de vie étant bien occidental, le niveau de vie assez élevé, et l’anglais plutôt couru, certes nous n’avons pas passé assez de temps pour apprécier comme nous aurions dû les paysages côtiers agréables parait il. Mais la tranquillité de Colonia, l’éducation de la population (doit on vous raconter qu’Aladin s’est fait sermonner pendant une heure pour avoir uriné dans la rue !), la gentillesse et l’accueil dans les auberges de jeunesse nous ont fait regretter de passer si vite notre chemin. Nous n’avons toujours pas compris d’où venait cette richesse, cette prosperité, cette simplicité de vie, ce président visiblement humain et exceptionnel, et ne pouvons affirmer après quatre jours seulement si cela n’est qu’apparence ou réalité. Mais à notre petit niveau, nous en avons conclu que dans un monde de sept milliards d’êtres humains, il faisait visiblement bon vivre dans un état peu peuplé !

L’Uruguay décontractée

This post is for Nacho A. thank you very much for your big help and contacts !!

Comme vous le savez, notre motivation à nous, les parents, pour visiter l’Urugay, était d’aller voir de plus près ce pays qui venait de voter une loi unique au monde. Mais quelle est cette loi ? Et quelles en peuvent être les conséquences, nous avons voulu y réfléchir avec Athéna et Indira. Aussi, à nouveau voici un article écrit à six mains les parties en italiques sont écrites par Athéna et Indira.

En Urugay, le cannabis est autorisé, mais avec des contraintes plutôt strictes. Maman a aimé aller photographier les pousses de certains habitants, ce qui nous avait plutôt amusées (nous n’étions pas avec elle). Bien évidemment, ces habitants ont passé l’âge mineur, sinon ils se retrouveraient Hors-la-loi. Dans ce pays, le cannabis n’est disponible qu’en terrasse personnelle, donc chez l’habitant, dans le cas où il souhaiterait le faire pousser soi-même. Mais le seul endroit où il est possible d’en acheter est dans les pharmacies. Les pharmacies distribuent autant de drogue qu’elles le souhaitent, mais le consommateur ne peut en acheter plus de 40 grammes par mois. Lorsqu’ils achètent en pharmacie, les consommateurs sont inscrits dans un registre, qui permet de suivre leur consommation. 40 grammes par mois, cela revient donc à 480 grammes maximum à faire pousser chez soi par an (pour un maximum 6 plants en fleur). Mais on trouve aussi d’autres cas. En effet, certaines personnes ne peuvent, ne savent ou ne veulent en faire pousser seules, elles peuvent alors créer un groupe de 15 à 45 membres. Mais lorsqu’un groupe fait pousser, lui, il ne doit cultiver qu’un maximum de 99 plants par an. Bien sûr, après cette culture, chacun peut consommer pour soi même, mais les particuliers n’ont pas le droit de vendre. Le verbe vendre ici est souligné, parce que seulement la pharmacie est autorisée à le faire. Nous n’avons pas bien su qui fournira ces pharmacies, et avons entendu dire que Monsanto était intéressé par le marché… Ce qui ne plaisait pas bien aux consommateurs que papa et maman ont rencontrés…

Si l’on revoit le tout, on en conclut que l’Urugay contrôle absolument toute la chaîne, de la production à la consommation, et c’est en cela que la loi est unique au monde.

Généralement, les gens qui sont pour lever l’interdiction savent pertinemment que la vente de cannabis dirigée par l’état est mieux contrôlée, et est sûre. Les gens en ont peut-être marre que les bandits s’occupent du trafic du cannabis. Au quel cas, les défenseurs de cette loi sont pour que l’état prenne en charge entièrement la vente et la production de cette drogue douce. Et puisque de toutes les façons, lorsque c’est interdit, le trafic est de mise, autant que les gens soient en sécurité et que l’état prenne tout en charge, que les gens ne se risquent pas et ne fassent pas contre la loi. Les consommateurs de cannabis sont pour cette loi, argumentant qu’ils pourront mieux connaitre et contrôler la qualité de ce produit, et éviter ainsi de la drogue de mauvaise qualité, et donc plus dangereuse.

Mais d’autres gens ont aussi des arguments qui peuvent pencher au contre. Beaucoup pensent que la prise en charge du cannabis par l’état peut augmenter la consommation par les plus jeunes. Ils peuvent aussi être contre car cette loi peut inciter les gens à consommer du cannabis sans se poser de questions sur les conséquences à venir. Ils se disent peut-être que puisque l’état le prend en charge, il n’y a plus de limites à se donner. Les gens sont contre parce qu’ils pensent aussi, que si l’état prend cette affaire en charge, ils iront plus facilement vers les drogues dures, puisqu’il n’y aurait pas d’interdiction, ou tout simplement parce qu’une drogue autorisée n’en est peut-être plus une aux yeux des gens.

Au delà de la question de cette légalisation d’une drogue, nous nous sommes aussi interrogés en famille sur les interdits. L’interdit n’est pas une chose présente dans notre famille, mais alors comment poser des limites ? Pourquoi un même produit est il soumis à la peine de mort d’un côté de la planète, et soudainement autorisé à l’autre bout ? Nous pensons que l’éducation peut faire comprendre les limites utiles grâces aux règles qui mèneront à savoir ce qui est bon pour chacun d’entre nous, et ce que l’on doit finalement s’interdire à soi-même lorsqu’on en comprend les dangers. Ce que nous avons en revanche plus de mal à comprendre finalement, ce sont les choix des produits autorisés ou non : pourquoi les cigarettes ne seraient pas vendues en pharmacie, comme le cannabis en Uruguay, et pourquoi l’alcool bien sûr pose-t-elle problème dans beaucoup de pays, alors que le vin fait la fierté du nôtre !? Mais qu’est ce qui pousse les états à vouloir protéger ses concitoyens de certains produits plutôt que d’autres ? Les explications religieuses ne nous satisfont pas et nous n’avons pas trouvé de réponse…

TOUS A VOS POSTES !!

Hé oui, ça fait longtemps qu’on n’avait pas parlé dans la radio ! Demain, mercredi 5 mars, l’émission allo la planète est désormais sur le net exclusivement. Aladin vous parlera du drone, l’émission sera disponible à partir de 15 heures Allo la Planète

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