
Catégorie Le tour du monde des idées reçues
Tempête sous un crâne
On cogite dur…

Du rough à l’affiche!
Damien nous a montré comment les affiches publicitaires sont construites et jouent sur le visuel et le texte. Ce fut l’occasion d’apprendre quelques figures de style au noms poétiques : anacoluthe, prosopopée, allitération, chiasme ( Attention à ne pas se tromper sur la prononciation…) Nous avons révisé avec lui le vocabulaire de l’image, notamment les notions de cadrage.
Nous avons travaillé en binômes, et composé des roughs ( des croquis préparatoire ) pour trouver des idées de slogans et de visuels…
Une approche dessinée du Brésil
Après avoir lu différents articles sur la façon dont les Brésiliens vivaient cette période de pré coupe du monde, nous avons compris que cette fête ne serait pas forcément celle que l’on imaginait. Dans de nombreuses villes, les gens manifestent leur colère contre l’argent dépensé par l’état pour accueillir le Mondial au Brésil mais aussi contre l’inflation liée à l’arrivée prochaine des touristes…
Damien est venu travailler avec nous pour nous aider à construire des affiches sur l’actualité brésilienne.
Le Chili et sa beauté aventurière.
Au Chili, nous nous souvenons du premier passage où nous sommes restés dix beaux jours à Valparaiso… qui a brûlé un mois et demi plus tard… Cette ville était magique mais nous donnait une image un peu pauvre et désordonnée du Chili. Nous arrivions d’Asie et avons eu du mal à nous faire à ce nouveau standing. Un coût de la vie beaucoup plus élevé pour un confort de logement nettement inférieur, et une qualité alimentaire plus que surprenante, pour ne pas dire décevante. Nous y avons tout de suite ressenti des standards plus européens, et un pays en situation économique difficile. Nous y sommes revenus un mois et demi plus tard pour nous retrouver à San Pedro d’Atacama après avoir traversé l’Argentine, l’Uruguay et le Brésil. Et tout comme lors de notre deuxième passage en Argentine, notre opinion a complètement changé. Un décor désertique, agréable et serein dans lequel était plantée une petite ville touristique. C’est ici que le Chili nous apparu enfin comme une beauté, et même Valparaiso qui avait ses défauts était vraiment magnifique. Le Chili, ou la beauté aventurière ! Ces paysages si beaux mais pas toujours faciles à vivre nous firent bien sûr regretter de ne pas avoir exploré le pays jusqu’à sa pointe australe. Loger au milieu du désert d’Atacama est certes merveilleux mais la consommation d’eau très surveillée, le froid, les nombreuses importations ne font pas de San Pedro une ville immortelle et y vivre est bien moins facile que de s’allonger sur le canapé d’un hôtel. Nous garderons un profond attachement pour les chiliens que nous avons rencontrés, qui ont en eux la force de caractère que leur procure la beauté de leur pays !
La technique de la bande dessinée
Damien nous révèle les étapes du travail que représente la création d’une bande dessinée.
De nos jours, la BD est en pleine mutation de nouvelles formes apparaissent qui s’affranchissent des cases et offrent une liberté de création non bornée.
Un dessinateur travaille avec une économie de matériel : du papier, un crayon / stylo et bien sûr du talent à revendre. « Croquer » les gens nécessite une empathie et de prendre le temps d’observer, de respecter l’autre, de gagner la confiance…
En route pour le Brésil avec Damien Roudeau
Aujourd’hui nous avons accueilli Damien Roudeau, dessinateur et reporter graphique qui a rejoint ARGOS depuis deux ans.
Il nous a présenté ses différentes réalisations, qui nous ont suscité l’admiration de tous. Damien croque le monde et ceux qui en sont peut-être le plus souvent oubliés du bout de son crayon. Ses reportages dessinés sur les sans abris, sur les compagnons du partage, sur les roms de Montreuil, portent un regard aigu et respectueux sur ceux qui sont à la marge. Il est venu nous expliquer sa façon de travailler, toujours un carnet à la main pour dessiner, et un autre carnet pour prendre des notes. Pour le découvrir , suivez le lien :
http://www.lesyeuxdanslemonde.org/membre/damien-roudeau
L’Argentine ou l’Europe expatriée.
Le point fort que nous montre l’Argentine est le fait que beaucoup beaucoup d’Européens s’installent sur ces Terres, et notamment des Français qui sont parfois plus que nos amis. Du coup, nous avons eu du mal à être dépaysés dans ce pays. Nous qui nous attendions à être plongés dans l’Amérique Latine, nous avons senti de fortes affluences européennes, et nous n’étions pas venus chercher cette ambiance… Par ailleurs, les champs de vignes destinés à fabriquer le vin ne contribuaient pas non plus à nous sentir dépaysés, mais réjouissaient les papilles des parents.
Il n’empêche qu’on a eu du mal à quitter la capitale qui s’est montrée bien plus intéressante grâce aux aides et conseils de la part de toutes nos connaissances !
Après bien des voyages en bus à travers l’Uruguay et le Brésil, nous revoilà sur les terres Argentines, plus au nord avec beaucoup plus d’horizons dépaysants. Nous n’avions pas l’impression de revenir dans le même pays. Iguazu restera un moment magique de par la situation exceptionnelle du lieu mais peut être aussi pour l’ambiance des paysages nous rappelant l’Asie dont les souvenirs nous laissent nostalgiques aujourd’hui encore. Mais c’est surtout en arrivant à Salta que nous avons enfin réellement apprécié le pays : des paysages arides aux roches multicolores, des forêts de pierres rouges nous faisant enfin oublier les trop nombreuses heures de bus accumulées sur ce continent. Bien que là encore nous étions parmi des belges expatriés, nous nous sommes laissés emportés par les étendues de cactus géants, qui pour certains montraient le visage attendu de l’Argentine, tandis que d’autres étaient restés aux grandes villes urbaines, nostalgiques malgré tout de l’accueil que nous y avons eu !
Nous avons ressenti ici les difficultés économiques du pays. Sur le plan touristique, des infrastructures plutôt chères par rapport à la qualité offerte. Et les difficultés à tirer de l’argent dans les banques nous ont aidés à comprendre le peu de confiance qu’ont les argentins dans leur système bancaire, et la valeur parfois bien théorique d’une monnaie par rapport à une autre.
Au brésil, beauté et insouciance.
Du brésil nous n’avons vu qu’une infime partie : le sud principalement, et au pas de course. Difficile dans ces conditions bien sûr d’en faire un réel bilan. Il s’agit donc comme pour les autres pays de faire notre bilan, et le point sur les idées reçues que nous en avions. Et pour une fois, les belles images que nous avions du Brésil ont été un peu démontées. Si le pays est en effet des plus métissés, il semblerait par exemple que le mélange ne soit pas si simple et magique qu’il y paraisse, à moins de rester à sa place. Si le foot est bien omniprésent, nous attendons de voir comment se déroulera la coupe du monde. Les stades et infrastructures prévus n’étant parait il pas au point, comme nous l’a directement annoncé le chauffeur de taxi de porto Alegre. On a bien compris que pour l’instant les travaux rament et qu’il va falloir être efficace pour accueillir tout ce monde !
N’empêche, l’accueil de nos amis à Sao Paulo, le clou du spectacle, nous a ouvert les yeux sur l’insécurité du Brésil mais également confortés sur l’ambiance fiesta que nous imaginions. Nous y avons découvert le fabuleux carnaval de Sao Paulo, certainement l’égal de celui de Rio, même si nous n’avons profité que des défilés de rues, (les blocos) l’ambiance nous a bien captivés !
Par ailleurs, le séjour chez Dida bien que trop court restera un moment fort de notre voyage brésilien. Nous avons été surpris de découvrir des paysages et un climat qui par certains aspects nous rappelaient la France. Et nous avons surtout été heureux de rencontrer des gens investis et engagés pour le bien être de leur région et de ses habitants.
Mais surtout, surtout, nous avons découvert Rio et toute sa splendeur ! Dire que nous avons failli passer à côté de la plus belle ville du monde parce qu’à force de ne la voir qu’à travers la photo du Christ, Jérômine pensait que toute la ville était moche. Voilà une idée reçue levée, fort heureusement !



