San pedro d’atacama

Nous retrouvons ici le Chili que nous avions quitté trop vite après Valparaiso. Valapraiso qui brûlait pendant que nous étions à San Pedro…

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Venant de Salta en Argentine, nous avons traversé une route mémorable nous présentant en une dizaine d’heures les quatre saisons les unes à la suite des autres. La frontière passée à 4200 mètres nous permit d’appréhender le manque d’oxygène lorsqu’il fallu sortir nos bagages du bus … Et la chute de neige fit pester Aladin qui était en tongs…
L’ensemble des touristes fut assez étonné en débarquant dans la petite gare routière de San pedro. Ce village en plein désert surprit également Athéna et Indira qui ne s’attendaient pas à cette ambiance de terre battue aux allures de village vacances.
San pedro nous plut sur le champ. Nous ne savions pourtant pas encore le plaisir que nous aurions les dix jours suivants à découvrir les paysages des plus purs et des plus variés de notre voyage.

L’Argentine ou l’Europe expatriée.

Le point fort que nous montre l’Argentine est le fait que beaucoup beaucoup d’Européens s’installent sur ces Terres, et notamment des Français qui sont parfois plus que nos amis. Du coup, nous avons eu du mal à être dépaysés dans ce pays. Nous qui nous attendions à être plongés dans l’Amérique Latine, nous avons senti de fortes affluences européennes, et nous n’étions pas venus chercher cette ambiance… Par ailleurs, les champs de vignes destinés à fabriquer le vin ne contribuaient pas non plus à nous sentir dépaysés, mais réjouissaient les papilles des parents.

Il n’empêche qu’on a eu du mal à quitter la capitale qui s’est montrée bien plus intéressante grâce aux aides et conseils de la part de toutes nos connaissances !

Après bien des voyages en bus à travers l’Uruguay et le Brésil, nous revoilà sur les terres Argentines, plus au nord avec beaucoup plus d’horizons dépaysants. Nous n’avions pas l’impression de revenir dans le même pays. Iguazu restera un moment magique de par la situation exceptionnelle du lieu mais peut être aussi pour l’ambiance des paysages nous rappelant l’Asie dont les souvenirs nous laissent nostalgiques aujourd’hui encore. Mais c’est surtout en arrivant à Salta que nous avons enfin réellement apprécié le pays : des paysages arides aux roches multicolores, des forêts de pierres rouges nous faisant enfin oublier les trop nombreuses heures de bus accumulées sur ce continent. Bien que là encore nous étions parmi des belges expatriés, nous nous sommes laissés emportés par les étendues de cactus géants, qui pour certains montraient le visage attendu de l’Argentine, tandis que d’autres étaient restés aux grandes villes urbaines, nostalgiques malgré tout de l’accueil que nous y avons eu !

Nous avons ressenti ici les difficultés économiques du pays. Sur le plan touristique, des infrastructures plutôt chères par rapport à la qualité offerte. Et les difficultés à tirer de l’argent dans les banques nous ont aidés à comprendre le peu de confiance qu’ont les argentins dans leur système bancaire, et la valeur parfois bien théorique d’une monnaie par rapport à une autre.

La vache tranquille

 

C’est dans la région de Salta, un peu au sud que nous avons vraiment eu notre coup de cœur pour l’Argentine, voire même pour l’Amérique du Sud. Nous avons ici compris que la suite de notre voyage nous plairait profondément. C’est certainement l’approche de la culture andine si dépaysante qui nous fit cet effet. Et puis également l’accueil chaleureux et pro de la Vaca Tranquila, cet hôtel au cœur d’une finca qui réjouit tout le monde, d’Aladin a Vénus. Aladin y trouva la sympathie des propriétaires belges et aima leur bière brassée ici même, et Vénus se prit d’admiration pour un cheval blanc et un dindon qui faisait la roue toute la journée. Athéna et Indira durent bien faire un peu de cned, et Jérômine ne fit rien ! C’était la belle vie à la Vaca tranquila …